A Saint Leu

La visite de Saint Leu d’Esserent, le samedi 8 juin avec une guide de l’office de tourisme de Saint Leu : nous étions 21 (dont 6 personnes venues grâce à nos contacts avec l’AMOI) pour la visite du matin sur le thème de la seconde guerre mondiale à Saint Leu. Le fait marquant est l’utilisation par les Allemands d’une grande carrière (la carrière du Couvent) pour le stockage et le montage final des V1 qui ont été utilisés contre l’Angleterre en 1944. Cette présence, connue des alliés grâce à la Résistance, a entrainé des bombardements  massifs qui ont détruit la ville à 95% ! Après la guerre, une politique de reconstruction (avec un ministère) a été conduite avec des principes : lieux de vie au centre (à Saint Leu, la grande place de la République a été conçue sur le parc Louat : on y avait installé des baraquements de fortune où les habitants se logeaient et qu’on appelait « château des puces » par dérision), les usines à la périphérie (à Saint Leu il y a eu un grand débat quand on a voulu déplacer la sucrerie : elle est finalement restée à sa place près de l’Oise) ; la plupart des maisons qui ont l’air anciennes sont en réalité des reconstructions à l’identique ; Saint Leu a attendu 30 ans la reconstruction du pont qui avait été volontairement détruit par les Français en 40.

Nous avons terminé la visite du matin avec le petit musée de la Guesdière qui présente entre autres choses des photos de la période de la guerre ; on y voit aussi le départ d’un souterrain assez impressionnant : Saint Leu est truffée de souterrains ; nous en verrons un autre sous le prieuré l’après-midi et M. Letellier, qui a vécu gamin à Saint Leu raconte que la municipalité avait installé une salle de classe sous l’école ! Et il pourrait nous conduire aux abords de la fameuse carrière du Couvent.

Nous avons ensuite pique-niqué dans le jardin derrière la mairie ; Jacques et Evelyne Grimaux nous ont rejoints pour le pique-nique et ils ont fêté avec nous les 80 ans de Jacques ! C’est un moment très amical qu’ils nous ont offert : bon anniversaire Jacques ! L’office de tourisme nous a très gentiment permis d’avoir accès aux toilettes de la médiathèque avant et après le déjeuner ; c’est aussi lui qui a demandé l’autorisation de s’installer dans le jardin.

L’après-midi, nous étions 17  (seulement 12 ont fait l’ensemble de la journée)  pour la visite guidée de l’église et du prieuré avec la même guide. Le prieuré est une vraie découverte puisque c’est un lieu privé assez difficile à visiter (pendant les journées du patrimoine essentiellement) et invisible de l’extérieur ; Saint Leu dépendait de l’abbaye de Cluny qui n’acceptait qu’un seul abbé (à Cluny) et des prieurs. C’est pourquoi l’église de Saint Leu est une église « prieurale » et non une « abbatiale » comme on le dit par commodité. Le prieur et les moines (une vingtaine) vivaient donc dans ce lieu magnifique avec sa porte majestueuse, son cloitre (il était adossé à l’église et il en reste deux  côtés bordés de belles colonnes), son jardin dominant la vallée, ses sculptures (anges au-dessus des passages) et son immense souterrain (il servait de cellier avec des niches tout le long). Ensuite nous avons visité l’église avec un contretemps puisque, contrairement aux engagements de l’office de tourisme, il y avait un mariage ! Heureusement, comme presque tous les mariages, celui-ci était en retard… Mais écouter la guide avec en fond sonore une chorale qui répète était un peu difficile. La guide a dû écourter sa présentation et pour compenser nous a emmenés voir le vieux pigeonnier du prieuré, un peu plus haut après l’église.

Au total une journée intéressante mais la partie sur la guerre était assez peu documentée ; l’ALMA possède un document sur la Résistance à Saint Leu qui est plus complet… Et qui est disponible s’il vous intéresse. Pour cette sortie qui avait été choisie ensemble au cours de l’AG, nous n’étions pas très nombreux ; comme l’office de tourisme fait payer un forfait basé sur 30 participants, nous avons un « déficit » de 82€ ! Les finances de l’ALMA peuvent le supporter mais c’est un peu dommage.

NB : Le parc Louat faisait partie du château de Sauveterre appartenant à Mme Périer–Borde, morte en 1932. Le château a été délibérément abattu vers 1947. La famille Périer-Borde exploitait des carrières.

Le matin, place de la République

Le matin, place de la République

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Le pique-nique

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dans l’église

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dans le cloitre

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Dans le cloitre

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Dans le cloitre

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