C’était la dernière sortie de l’ALMA avant l’été …

Samedi nous étions 20 pour la visite des jardins familiaux et la promenade le long du rû Saint-Martin et de la Thève de ce samedi 18 juin. Le temps n’a pas été trop méchant avec nous : juste une grosse mais courte averse mais nous étions plus ou moins abrité contre un mur… Lamorlaye n’a pas failli à son image de marais ! Les jardins familiaux sans être inondés sont gorgés d’eau ; le parc du château qui aurait pu faire partie de la promenade puisque c’est le rû Saint-Martin qui alimente la pièce d’eau et le cours d’eau qui le traverse est fermé depuis près de 15 jours car la nappe phréatique y est à fleur de pelouse…

Histoire et géographie se répondent quand on essaie de raconter l’histoire de nos rivières ! Les poètes aussi s’en sont mêlés. Et pour finir un peu de gourmandise ! Les participants vont recevoir les fiches rédigées pour l’occasion, les poèmes que nous avons lus (et quelques autres) et… la recette du gâteau à l’orange !

Nous avons planté une bouture de cassissier sur le chemin qui serait plus agréable si les orties cédaient la place à des plantes plus aimables… Une petite pancarte a été mis eà côté ce dimanche pour qu’il soit épargné à la prochaine fauche…

Hervé Moula a été inspiré par notre promenade et nous a envoyé un  compte-rendu que voici :

« Retour aux sources ?

Ce samedi de Juin, une promenade au cœur du marais morlacuméen était proposée par l’ALMA. Pour beaucoup de la vingtaine que nous étions, ce fut une découverte.

Le rendez-vous était fixé au tournant de la rue du Vieux Château près du vieux pont du Ru St Martin. Pas de problème de stationnement, le parking n’attendait que nous. Lucienne, notre guide, présenta sur cartes l’itinéraire entre cours du Ru St Martin et de la Vieille Thève que certains confondent encore. Répétons que trois cours d’eau arrosent le bas de notre village, en s’éloignant du Centre-ville et s’écoulent parallèles. Ce sont d’abord le Ru St Martin, puis la Vieille Thève et enfin la Nouvelle Thève, limitrophe avec Asnières. Ils proviennent des étangs de Commelle et  se retrouvent vers l’abbaye de Royaumont.

Ce jour-là, le temps était variable de maussade à couvert avec quelques passages ensoleillés et d’autres plus humides. De grosses pluies avaient la veille détrempé le sol.  Le groupe avança jusqu’au vieux pont d’octroi sur la Vieille Thève, parmi les buissons fleuris d’un printemps bien avancé. Un détour au lotissement du château évoqua  douves et  passé glorieux médiéval. Nous avons ensuite suivi l’aimable allée de la Coulée Verte d’aménagement récent et là, nous  quittons la zone urbanisée pour rejoindre celle des Jardins Familiaux où un responsable de cette association nous accueille pour vanter les mérites de ceux qui savent se baisser pour semer et cueillir: nos planteurs locaux. Disposés en une trentaine de jolis cabanons bien ordonnés, les jardins familiaux constituent l’une des belles réalisations de ce début du XXIème siècle pour notre village. Ils sont un bel exemple de ce qui peut être réalisé lorsque les édiles municipaux, l’administration avec un grand A et des citoyens volontaires œuvrent de concert. Sous une petite ondée nous avons pu féliciter notre hôte pour ces agréables plantations de choux, salade, haricots grimpants, et autres végétaux de saison mais également pour les compositions de roses, dahlias et ornements floraux. Il nous explique que la zone était inondable et déçoit certains courageux quant au résultat de leur récolte. Un drainage supplémentaire ne serait pas superflu. Lors cet arrêt au cours duquel, par Marianne puis Lucienne, des passages  de belle littérature furent lus dont celle de Gérard de Nerval qui en son temps parcourut ces chemins. Puis nos pas nous conduisirent plus avant à contourner l’endroit à travers des lieux plus humides où le sol enfonçait. Nous sommes ainsi parvenus à une clairière où nous attendaient sous un peu de soleil  les mignons ponts de bois de la Vieille Thève dont l’eau  assez limpide permettait d’entrevoir les végétaux et les roches de son lit. Un peu plus loin, nous avons rattrapé le cours du ru St Martin aux eaux beaucoup plus troubles. Un riverain à moitié immergé expliqua qu’il expurgeait toutes sortes de détritus de ce cours d’eau qui sans cela pourrait être plus plaisant. Nous avons écouté ses remarques et encouragé son action si bénéfique à la collectivité. Lucienne l’assura qu’elle rapporterait ses demandes d’aide auprès de nos hauts décideurs. Nous avons pu vérifier ses assertions en constatant beaucoup plus en amont  les bouches béantes et impures  de deux collecteurs. Reprenant notre souffle, une centaines de pas plus loin, parmi les gazouillis et les bouquets champêtres, nous avons écouté Marianne exposer les déboires poétiques d’un cerisier, d’un poirier et d’un petit pommier. Puis émus nous l’avons regardé planter un framboisier avec Lucienne, en hommage à la Mère-Nature. Nous imaginions déjà que dans quelques semaines de délicieuses baies pourraient, peut-être, attirer oiseaux ou  promeneurs. La découverte de ce magnifique endroit aux sentiers fauchés s’est ainsi poursuivie jusqu’à retrouver l’émergence du Ru St Martin d’où nous étions partis. La boucle se bouclait mais d’autres surprises nous étaient réservées. Comme par magie, quelques sièges furent dressés autour d’une table pliante, une couverture déployée sur l’herbe fraiche. La partie de campagne se poursuivait par une étape gustative : de succulentes pâtisseries-maison furent proposées par l’amie Dufau et l’excellente Lucienne – où orange et chocolat rivalisaient. Un rayon de soleil enrichit le tout et permit à un riverain proche de faire valoir son taille-haies. Mais le gazouillis des oiseaux, le murmure des ruisseaux, le chant des poésies et d’un doux zéphyr avaient suffisamment pénétré nos esprits. Nous ne prêtions point attention à ces bruits civilisateurs.

Merci à vous mesdames et à Dame Nature pour ce retour aux sources et ce bel instant partagé. »

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