Nous allions courageux, pleins d’élan et d’envie

Notre mésaventure de samedi a inspiré Hervé Moula, qui est l’animateur du Coin des poètes (entre autres activités bien sûr).

Émoustillé sans doute par Boileau, il nous livre à son tour quelques alexandrins rendus mélancoliques par notre commune déconvenue…

Nous allions courageux, pleins d’élan et d’envie

Par une journée pluvieuse nous réchauffer le cœur

A cette exposition de belles lettres, ravis,

Certains en ce château d’y trouver le bonheur

POUR LIRE LA SUITE, MERCI de Cliquer ICI

Et s’il conclut avec si grande gentillesse,

Dommage donc pour le guide, grand merci à l’ALMA.

Disons à notre tour, de tout cœur, Très Grand Merci

A vous, gentes victimes, autant que nous, marries.

 

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Quel dommage qu’on ne nous ait pas raconté Boileau !

La visite de l’exposition La Fontaine, Molière, Boileau, Le grand Siècle des écrivains a été une déception !

Et pourtant on pouvait rêver, avec de tels maîtres d’un moment littéraire de haute volée… Ou d’un moment auprès du Grand Condé, ses fêtes, ses amis et serviteurs,  ses goûts littéraires.

Ni l’un ni l’autre !

Pas même une rectification quand l’un de nous, rappelant de vieux souvenirs de classe associe à Guez de Balzac le mot de Boileau « Enfin Malherbe vint… »

De Guez de Balzac d’ailleurs nous ne saurons pas grand chose : et pourtant… Il serait le grand restaurateur de la langue française, peut-être a-t-il été l’amant de Théophile de Viau ; en dépit de son prénom bien moderne (Jean-Louis) il est né en 1597, mort en  1654 ; et n’a aucune parenté avec Honoré…

L’erreur validée par notre guide entre Guez de Balzac et Boileau a été vite repérée par celui qui l’avait faite et a piqué notre curiosité commune : car on peut être curieux sans être guide.

[…]Enfin Malherbe vint, et, le premier en France,
Fit sentir dans les vers une juste cadence,
D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir,
Et réduisit la Muse aux règles du devoir.
Par ce sage écrivain la langue réparée
N’offrit plus rien de rude à l’oreille épurée.
Les stances avec grâce apprirent à tomber,
Et le vers sur le vers n’osa plus enjamber.
Tout reconnut ses lois ; et ce guide fidèle
Aux auteurs de ce temps sert encor de modèle.
Marchez donc sur ses pas ; aimez sa pureté ; […]

Voici donc (merci de cliquer ICI) le Chant I de l’Art poétique de Nicolas Boileau  : un texte qui aurait dû servir de guide pour cette exposition !

Boileau y dresse un panorama complet de la littérature de son temps.  Ce qui justifie quelques notes de bas de page … (Merci à wikipedia)

Chapeau perdu ? Encore quelques places pour le 1er décembre ! Pensez au téléthon. Plus un survol de nos dernières manifestations

Sans titreIl reste quelques places pour la visite de cette exposition !

Et les 7, 8 et 9 décembre l’ALMA participe avec d’autres associations au Téléthon dans le cadre du marché de Noël. Nous y vendrons différents objets proposés par l’AFM; en particulier des gobelets (recyclables)  dans lesquels vous pourrez goûter à nos soupes  ! Elles seront préparées par les adhérentes (pour l’instant pas d’adhérent) avec les légumes de l’AMAP de Lamorlaye et épluchés à plusieurs mains le 5 décembre à la Résidence de la Tenure !

La semaine de l’Arbre à Lamorlaye : le premier jour, samedi 24 novembre, l’ALMA a participé à une conférence (pour notre part, nous avons raconté l’histoire de la forêt dse seigneurs de Chantilly qui nous entoure et tout particulièrement celle du Lys). Les nombreuses interventions furent très intéressantes ! Tous les participants ont appris énormément de choses  sur la nature et sur les projets envisagés. Une démarche participative est lancée pour « élever » des arbres dans le Lys pour qu’ils soient bien habitués au moment de la plantation définitive aux qualités -et faiblesses- du sol ! Plusieurs personnes se sont inscrites pour accueillir des  bébés arbres.

Mercredi 28, la semaine de l’Arbre continue avec ■ L’heure du conte « Au pied de mon arbre », à 10h à la bibliothèque : à partir de 5 ans –  Sur inscription, places limitées ; ■ Ateliers artistiques sur les arbres (collecte de feuilles pour réaliser un herbier, frottis d’écorces, reconnaissance des arbres et de leurs fruits,…), dans le Parc du château de 14h à 16h, animé par le CPIE des Pays de l’Oise, gratuit, ouvert à tous sans inscription

La promenade le long de la Nouvelle Thève jusqu’à Royaumont et la visite-conférence qui a suivie ont réuni 34 personnes (dont 24 qui sont allées directement à Royaumon). C’est vrai que le temps était … incertain ; mais nous n’avons pas eu de pluie ou la forêt nous en a protégés et c’est un parcours très agréable. Un grand Merci à Nathalie Le Gonidec qui a fait la marche avec nous et nous a accueillis à Royaumont pour une visite-conférence qui s’est terminée pour les derniers vers 18h30 !

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C’est notre 3ème chapeau  ! Déjà le 2 octobre, un chapeau a été pris pour le sien (qui était resté dans sa voiture) par un participant à la conférence ; à peine ce chapeau avait -il retrouvé son propriétaire, qu’un autre est oublié pendant la conférence suivante ; et voilà un 3ème chapeau, retrouvé à Royaumont alors que presque tout le monde était parti…

Le 10 novembre : il y avait aussi Pierre Minvielle-Péré, « notre artilleur »

La seconde partie de la conférence de l’ALMA de samedi dernier, le 10 novembre 2018, était consacrée elle aussi à un soldat, l’artilleur Pierre Minvielle-Péré et sa « découverte  » par l’ALMA !

couverture-page1Découverte qui s’est faite au fur et à mesure que nous avancions dans le projet un peu fou de publier le carnet que nous avions entre nos mains depuis la fin 2009… Un carnet qui est, lui aussi, un trésor pour l’ALMA, car plus nous y avons consacré du temps, plus ce Pierre Minvielle-Péré  nous a semblé proche. A plus d’un siècle de distance, nous partageons ses émotions, ses agacements, son stress, nous connaissons ses amis, ses copains, sa famille… Son patriotisme flamboyant, ses références historiques constantes, sa curiosité insatiable sur tout ce qui fait marcher la terrible machine de guerre, … nous séduit ; nous oblige à apprendre comment on règle un canon, les qualités insoupçonnées de la mélinite (un explosif), les bruits et les lumières des combats sur le plateau de Craonne, la guerre sur le front de l’est, comment l’avion collabore avec l’artilleur, que chaque obus a sa musique… Nous lisons et relisons ; c’est parfois difficile à déchiffrer… Nous allons sur ses traces, sur le chemin des Dames : et nous avons la chance de rencontrer Marjorie, une guide qui, comme nous, se laisse séduire, surprendre  par notre artilleur ; à notre demande, elle adapte la visite et nous marchons sur les traces de PMP ; car c’est ainsi que nous en parlons : PMP ou  Minvielle  ou « notre artilleur »…

Pierre-minvielle-photo - PBENous faisons connaissance avec Paul Minvielle-Péré, le dernier à porter ce nom, un neveu de Pierre : il est heureux de notre projet. Il nous envoie une photo  : enfin nous le voyons ! L’air plus sérieux que nous ne l’avions imaginé, mais avec beaucoup de douceur dans le regard. C’est la photo de son mariage avec Simone Delisle et ils sont vraiment très concentrés tous les deux..

C’est grâce à ce mariage, qui le conduira à s’installer dans le village de Simone, à Crouy-en-Thelle, que son carnet est arrivé entre nos mains.

PMP meurt en 1967 ; lui qui, en 1914,  s’étonnait qu’on puisse utiliser des merveilles technologiques pour toujours « mieux » s’entre-tuer, qu’aura-t-il pensé du niveau d’horreur atteint pendant la seconde guerre mondiale ? Nous devons renoncer à en savoir plus que ce qu’il a noté : son carnet est comme un zoom sur une année de sa vie ; une année dont nous avons l’impression de tout connaître et qui nous permet de deviner sa vie avant.

Mais quand le carnet se referme, Pierre Minvielle-Péré nous échappe. Il nous abandonne… après avoir été si proche.

Les illustrations réalisées par Véronique Maurice-Untereiner et Françoise Guinvarc’h accentuent ce sentiment d’intimité.

Véronique a travaillé au feutre noir  : chaque dessin raconte une histoire pleine de détails parfois cocasses, toujours avec une certaine tendresse pour ce sacré bonhomme. Les aquarelles de Françoise nous parlent des matins brumeux, de la fatigue, des amis morts et de la terre dévastée…

L’ALMA est vraiment très reconnaissante et fière qu’elles fassent partie de l’aventure Minvielle !

Reconnaissante, envers ces deux artistes aux tempéraments très différents, qui ne se connaissaient pas et ont accepté de travailler sur le même projet.

Admirative de la synergie qui existe entre des oeuvres créées indépendamment les unes des autres.

Et très fière de vous présenter le résultat :

Un artilleur sur le Chemin des Dames,

Pierre Minvielle-Péré, septembre 1914 – août 1915

Un livre que vous pouvez vous procurer auprès de l’ALMA pour le modeste prix de 15€

vendredi 9 novembre au collège…

Vendredi 9 novembre à 11h  tous les établissements scolaires de l’Académie d’Amiens devaient organiser une action de commémoration à laquelle tous les élèves devaient participer en tant qu’acteur ou spectateur.

C’est ce qui s’est déroulé au collège Françoise Dolto de Lamorlaye, de 11h à 11h30 : les élèves réunis dans le gymnase de la Thève ont écouté avec beaucoup d’attention et de respect le discours d’introduction de Madame le Principal, les lectures (lettre, poème, biographie) et les moments musicaux. L’ensemble plaidait pour un devoir de mémoire associant l’hommage aux sacrifices des poilus de 14-18 et la volonté de construire un monde de paix.

Un « spectacle » d’une grande qualité et surtout un très beau moment d’éducation citoyenne.

 

Après la conférence de l’ALMA du 10 novembre : compte-rendu, partie 1, Georges Panel…

Samedi à 17h , la salle jaune était pleine pour la conférence de l’ALMA consacrée à deux soldats de la guerre 14-18.

Nous donnons d’abord la parole à Marie-Laure Binard qui est venue avec plusieurs personnes de sa famille : son mari et sa fille, mais aussi sa mère et  un oncle et deux nièces qui ont fait le voyage de la Bretagne à Lamorlaye pour participer à ce moment empreint d’émotion : Marie-Laure allait redonner une personnalité et une histoire  à celui qui était juste un nom parmi les 40 soldats de 14-18 qui sont sur notre monument aux morts.

Une personnalité et une histoire, c’est presque la vie…

Et à travers les extraits de ses lettres, Georges Panel nous est devenu proche. Ce jockey de trot est venu à Lamorlaye pour y travailler : d’abord, de 1904 à 1905, à la Chapelle en Serval au Haras de l’Etoile, chez Abel Bassigny, éleveur de trotteurs, puis, jusqu’à sa mobilisation pour Stéphane DEJEAN à Lamorlaye : il expédie pour lui des chevaux dans l’Orne (Argentan) les 19 et 27 juillet 1914 … pour la dernière fois.

Marie-Laure a su aussi, avec beaucoup de pudeur et de sincérité, nous faire partager le chemin qu’elle a parcouru depuis sa découverte de ce « trésor » : 200 lettres échangées entre Georges Panel et sa femme Gustavine (135 lettres) et entre les différents membres de la famille ou leurs amis.

Ce trésor c’est aussi une longue liste de noms d’habitants de Lamorlaye avec des informations ponctuelles sur ce qui leur arrive à l’instant où on écrit : cette liste sera bientôt en ligne. Elle est, pour un jour, encore (ce lundi 12 novembre) dans notre exposition.  Peut-être, un descendant a-t-il dans son grenier une lettre envoyée par Georges Panel ? C’est l’espoir que caresse Marie-Laure : retisser peu à peu tous les liens qui existaient à Lamorlaye, avant la guerre, entre ces gens et son arrière-grand-père…

Déjà, nous avons assisté hier à une rencontre émouvante entre Marie-Laure et Nicole Hermal dont la marraine était … Gustavine !

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Marie-Laure, Nicole Hermal, la maman de Marie-Laure et Quentin, son mari

 

Après Georges Panel ce fut au tour de l’ALMA de présenter « son » artilleur dont elle vient de publier le carnet ; nous en reparlerons demain !

Expo centenaire Franconville 2018

 

 

À VOIR

Jusqu’au 24 novembre à Franconville, une exposition sur le travail de Françoise Guinvarc’h à partir de sa « rencontre » avec notre artilleur.

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Le livre publié par l’ALMA

 

 

À ACHETER auprès de l’ALMA

Un artilleur sur le Chemin des Dames, Carnet de Pierre Minvielle-Péré, septembre 1914-août 1915

 

Quelques vues de l’exposition et du parc

L’un et l’autre sont à voir au château de Lamorlaye !

Pour le parc : sans modération

Et pour l’exposition de l’ALMA, rencontre de témoignages de soldats de la Grande Guerre avec deux artistes, Françoise Guinvarc’h et Véronique Médecin-Untereiner : de 14h à 18h jusqu’au 12 novembre inclus.

Samedi 10 novembre à 17h la conférence de l’ALMA, à 17h, avec les artistes et l’arrière-petite-fille de Georges Panel vous présentera ces 2 soldats et les 2 aventures de leur découverte…