Très bonne année 2023 !

Bien trop tard pour Noël mais nous espérons qu’il a été comme toute cette période de fin d’année un moment heureux et chaleureux.

Heureusement il est encore temps de vous souhaiter une année 2023 qui vous apporte douceur et dynamisme, partages et découvertes !

Dernière promenade de l’ALMA avant Noël : la découverte ensoleillée des carrières de Montigny

Nous étions 20 participants pour la sortie aux carrières de Montigny organisée par l’ALMA. Montigny est un hameau de Machemont situé à un peu plus de 60km de Lamorlaye, à moins de 20 km au nord de Compiègne. Nous avons rendez-vous à 11h pour un départ en covoiturage et nous arrivons vers midi pour découvrir un cadre à la fois paisible et majestueux.

Nous commençons par le pique-nique dans le « Mess »«  des officiers (pendant la guerre 14-18) ; avec l’apéritif offert par l’ALMA, chacun sort son pique-nique puis pour finir nous partageons un gâteau (aussi de l’ALMA) accompagné d’un café offert par l’association La Machemontoise qui nous reçoit. La présidente nous raconte l’aventure de cette association qui a pris en charge le site en 2008 : site alors complètement abandonné et qui est maintenant reconnu comme un lieu de mémoire vivant : beaucoup d’animations y sont proposées ; la prochaine sera le 4 décembre avec un marché de Noël.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Montigny, c’est certainement une belle façon de le découvrir.

Vers 13h30, nous rejoignons notre guide qui nous distribue des casques de sécurité et la visite commence !

Deux heures passionnantes dans un cadre majestueux et paisible. Nous repartons vers 16h30, après une halte pour acheter des livres dont le fac-similé de l’ouvrage de Léopold Maréchal.

Les carrières de Montigny sont exploitées depuis au moins le 16ème siècle : la pierre était utilisée localement mais l’exploitation a connu un véritable essor sous le Second Empire : alors que Paris s’était construit jusque-là en exploitant son sous-sol et les carrières proches (dont celles de Saint-Maximin et Saint-Leu d’Esserent) les grands travaux lancés à Paris sous la houlette du baron Haussmann ont créé un besoin qui a étendu la demande plus loin autour de Paris, dont les carrières de Montigny.

Les carrières de Montigny sont remarquables d’abord pour la beauté du paysage dans lequel elles se déploient : des salles créées par l’extraction de la pierre (certaines très hautes), des aperçus à travers une voute ou une fissure, un arbre qui pousse à travers un puits de lumière, une forêt, avec les belles couleurs de l’automne quand il fait soleil ( et il était au rendez-vous pour l’ALMA), des fougères scolopendres très rares en Picardie (nous les avons vues au cours de la visite), des orchidées sauvages et de très nombreuses espèces de chauve-souris, une douzaine, (que nous n’avons pas vues), de vastes espaces de culture (les tracteurs qui passent sur les carrières sont source d’angoisse), tout cela fera de notre parcours une succession de points de vue et de surprises.

Deuxième caractéristique importante, le choix qu’ont fait les carriers (et ils ont été 200 dans les temps forts de l’exploitation des carrières) de s’installer sur place : ils ont créé un village troglodyte dont il reste de nombreuses maisons que nous avons pu visiter. Certaines, sont le théâtre de drames comme celle où le père et le fils, un peu ivres et très en colère l’un contre l’autre, se sont entre-tués. Pour lutter contre l’humidité, des murs étaient construits à une bonne distance de la roche créant une couche d’air isolante ; et bien sûr, les cheminées, indispensables, sont imposantes pour de toutes petites pièces.

Enfin, Montigny, qui n’est qu’à quelques kilomètres de la ligne de front la plus au sud, a été, pendant la guerre 14-18, un lieu de cantonnement de très nombreux régiments : le 86ème Régiment d’Infanterie, le 8ème Zouaves, un régiment de marche de la Légion Etrangère … Et si les carrières gardent de très nombreux souvenirs de cette occupation, d’autres ne sont connus que par les photographies prises dans les années qui ont suivi : gravures et sculptures sont très nombreuses et certaines sont l’œuvre de deux artistes, Léopold Maréchal et Marius Corpait.
Léopold Maréchal est né en 1882 ; il est graveur et aquarelliste. Il a réalisé au cours de la guerre de nombreuses aquarelles révélant de nombreux détails dont plusieurs pendant son passage à Montigny avec le 86ème RI. Après la guerre, il reprend ses aquarelles qu’il entoure d’une bordure de fil barbelé. Il crée un livre dans lequel il les insère avec, en vis-à-vis, des textes qu’il a rédigés. Il a entièrement réalisé ce livre qu’un collectionneur américain a acheté en 2012. L’acheteur a pris contact avec l’association la Machemontoise qui a eu l’autorisation de publier un fac-similé de l’ouvrage. C’est grâce à une de ses aquarelles qu’on connait la chapelle qui existait pendant la guerre ; aujourd’hui très abimée et située dans un lieu dangereux, la chapelle a été reconstituée, d’après l’aquarelle de Léopold Maréchal, par les bénévoles de La Machemontoise dans un lieu accessible. Léopold Maréchal est mort en 1964.

Marius Cropait dit Corpait est né en 1877 ; il commença sa carrière comme baryton, puis, devenu ténor, il fut engagé à l’Opéra en janvier 1908 ; il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1923 pour sa conduite pendant la guerre et il est titulaire de la Croix de guerre 14-18. Il mourra en 1958. A Montigny, c’est comme sculpteur qu’il s’inscrit dans l’histoire.
Voici quelques-unes de ses réalisations :

Notre guide nous fait écouter un enregistrement de 1909 de Marius Corpait

Il y a sur YOUTUBE des enregistrements de 1909 et on peut effectivement réécouter Marius Corpait dans Les Huguenots de Giacomo Meyerbeer ou dans la Bohème de Giacomo Puccini

Mais il y a bien d’autres traces du passages des soldats de la Grande Guerre dans les carrières !

La ligne de front était vraiment très proche et les combats ont été terribles à Machemont même : en août 1914, Machemont est occupée une première fois par les Allemands ; en septembre 1914, après la bataille de la Marne, la commune est libérée et le front se fixe au nord de Ribécourt (à moins de 5 km) ; en mars 1917, le front s’éloigne de Machemont (l’armée allemande réduit son front entre Arras et Soissons et évacue Noyon pour se retirer sur la Ligne Hindenburg) ; en juin 1918, le village sera occupé par les Allemands et détruit pendant la bataille du Matz ; le 10 août 1918, Machemont est définitivement libérée.

Machemont a été décorée de la Croix de Guerre 14-18. Le village est passé de 378 habitants en 1911 à 304 en 1921.

Situation du front au nord de Machemont en janvier 1917: les carrières sont à 2 ou 3 km ! *

Après la découverte des différents lieux : l’infirmerie, le salon de coiffure, le mess et la poste, la grande entrée des carrières, les maisons des carriers, nous voici partis à la découverte de la ligne de front. Nous devons nous déplacer deux par deux le long du petit sentier qui serpente à travers les arbres de la forêt et surtout ne pas nous en éloigner. Des trous causés par l’effondrement de pierres pourraient être dangereux.   Nous voici dans une tranchée creusée en bordure des carrières. On peut voir qu’au fil du temps ces premiers boyaux sont renforcés (guitounes par exemple de protection). Les militaires ont emprunté ce chemin à flanc de coteau qui rejoint rapidement les carrières.  On peut apercevoir au loin, dans un champ, les restes d’un blockhaus. Aux détours du chemin, l’association pour la sauvegarde du site, a planté des ceps de vignes…pour le plus grand plaisir des oiseaux qui grapillent les grains qui seraient trop amers. Il semblerait qu’il y a fort longtemps, du vin était produit ici. Notre guide nous explique que les différentes clôtures que nous découvrons, correspondent aux parcelles de terrains des différents propriétaires qui ne seraient pas tous d’accord d’entretenir ce site mémoriel. Puis doucement, le sol étant glissant, nous regagnons l’accueil. Ce fut une belle journée de découverte.

Sur le chemin de la tranchée et même dedans !

Les légendes suivies d’un astérisque ont été reprises dans le livre édité par La Machemontoise : Les carrières de Montigny à Machemont (Oise), Marius Corpait, Léopold Maréchal, deux artistes pendant la Grande Guerre par Lucette et Bernard Lambot – Editions La Machemontoise – 2015

Aujourd’hui au cimetière une très belle cérémonie du 11 novembre.

Après avoir chanté La Marseillaise, les enfants des écoles ont chanté Le soldat, une chanson de Laurent Pagny : encore plus émouvante chantée par ces très jeunes enfants si concentrés, ne quittant pas des yeux l’enseignante qui les accompagnait à l’accordéon.

Auparavant les enfants ont lu les noms des soldats inscrits sur le monument aux morts avec pour ceux de la guerre 14-18, les renseignements que l’ALMA a transmis aux écoles… Ils ont aussi lu les noms des soldats qui sont Morts pour la France (nous les avons trouvés soit sur l’état-civil soit sur le Livre d’Or de Lamorlaye, soit sur le site Mémoire des Hommes : sur la page du Livre d’Or ci-dessous on trouve Marcel Caillotin et Arthur Casse qui sont inscrits sur le monument aux morts mais aussi Alfred Casse mort à Braux-Sainte-Cohière dans la Marne , le 10 janvier 1916, à 37 ans… Pour Albert Tuaillon, nous avons ci-dessous l’inscription en marge de l’acte de décès qui indique qu’il est déclaré Mort pour la France le 23 décembre 1914, l’acte de décès indique qu’il est mort au combat de la Targette dans le Pas-de-Calais, le 10 octobre 1914; la fiche de Mémoire des Hommes précise « tué à l’ennemi ». Il est aussi sur le Livre d’Or: mais il n’est pas sur le monument aux morts. Les combats dans l’Artois ont commencé dès 1914 mais le combat dit « de La Targette » s’est déroulé en 1915 . Néanmoins, en octobre 1914, le 279ème régiment était tout près , entre Arras et Douai …

Deux collégiens ont lu ensuite une lettre de poilu, écrite par eux dans le cadre d’un travail pluridisciplinaire histoire/français.

Voici les parole de la chanson de Laurent Pagny :

À l’heure où la nuit passe au milieu des tranchées
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder
Le froid piqué me glace et j’ai peur de tomber
Je ne pense qu’à toi…

[Refrain]
Mais je suis un soldat (lalala lalalala)
Surtout ne t’en fais pas
Je serai bientôt là (lalala lalalala)
Et tu seras fière de moi

À l’heure où la guerre chasse des garçons par milliers
Si loin de la maison, et la fleur au canon
Ces autres que l’on tue sont les mêmes que moi
Mais je ne pleure pas…

[Refrain]
Car je suis un soldat (lalala lalalala)
Surtout ne t’en fais pas
Je serai bientôt là (lalala lalalala)
Et tu seras fière de mo
i

À l’heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds
De la boue qui s’en va, des godasses et des rats
Je revois tes yeux clairs j’essaie d’imaginer
L’hiver auprès de toi…

Mais je suis un soldat (lalala lalalala)
Je ne sens plus mes bras
Tout tourne autour de moi (lalala lalalala)
Mon dieu sort moi de là

Ma très chère Augustine j’aimerais te confier
Nos plus beaux souvenirs, et nos enfants rêvés
Je crois pouvoir le dire nous nous sommes aimés
Je t’aime une dernière fois…

Je ne suis qu’un soldat (lalala lalalala)
Non, je ne reviendrai pas
Je n’étais qu’un soldat (lalala lalalala)
Prends soin de toi

Le 11 novembre : l’occasion de se souvenir de ce que furent ces années de guerre pour les familles de Lamorlaye…

Depuis environ un mois, l’ALMA a prêté au collège Françoise Dolto l’exposition présentée en novembre 2021 Lamorlaye d’un recensement à l’autre, 1911-1921, l’impact de la Grande Guerre ; en début d’année 2022 nous l’avions déjà prêtée au collège et nous sommes bien sûr très heureux que notre travail puisse être utilisé par les enseignants d’histoire !

A deux jours de la commémoration de la fin de la première guerre mondiale, un des professeurs nous a envoyé cette photo montrant l’installation au collège : elle est installée par petits bouts permettant un travail avec les élèves.

En 2018, nous avions présenté dans la même réunion deux soldats de la Grande Guerre : Georges Panel, soldat de Lamorlaye, porté disparu en 1917 au Moulin de Laffaux à 31 ans et Pierre Minville-Péré, né dans la région de Pau, artilleur, installé pour sa retraite à Crouy-en-Thelle.

Cette année nous avons remis aux écoles élémentaires de Lamorlaye la liste des soldats inscrits sur notre monument aux mort avec les éléments essentiels de leur parcours de soldat : où et quand chacun d’eux est mort et à quel âge :

Mais en étudiant le recensement de 1911 on trouve plus de 200 hommes qui seront mobilisables entre 1914 et 1918 !

Nous manquons encore d’informations sur 16 des 40 noms inscrits sur notre monument aux morts et aussi sur les presque 200 qui ne sont pas morts à la guerre mais ont sans doute été soldats : Lamorlaye en 1911 compte 1035 habitants répartis en 289 ménages : pratiquement chaque famille avait au moins un homme soldat !

C’est aussi à eux que nous penserons vendredi 11 novembre 2022…

Conférence sur Viollet-le-Duc ce dimanche à 16h30 au foyer culturel – journée d’études, hommage à Jean-Pierre Besse, le 19 octobre aux Archives départementales

Beaucoup de rencontres au cours du Salon Seniors, jeudi 6 octobre!

Et ce dimanche 16 octobre à 16h30, au Foyer culturel, conférence de Pascale Touzet, historienne de l’art, Approche du personnage Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879) architecte et restaurateur du patrimoine.

Et le mercredi 19 octobre vous pouvez vous inscrire à la journée d’études, en hommage à Jean-Pierre Besse, qui se déroulera aux archives départementales de l’Oise : télécharger le programme ICI

Jean-Pierre Besse était professeur d’histoire & géographie au Lycée Jules Uhry de Creil, docteur en 3ème cycle en histoire, correspondant départemental de l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS). Sa thèse portait sur l’histoire du monde ouvrier dans l’Oise et cela l’a mené d’une part à créer l’Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle (autour de Creil) et d’en devenir le président et d’autre part à réorienter ses recherches sur l’histoire de la Résistance.

Il a fait pour l’ALMA deux conférences, en 2004, sur la Résistance à et autour de Lamorlaye et en 2012, sur l’industrialisation de la région de Creil complétée par une visite guidée rue des Usines. C’était peu de temps avant son décès brutal en juillet 2012….

L’ALMA sera présente au 2ème Salon Seniors de Lamorlaye : le 6 octobre

Le salon est ouvert au public de 13h à 18 au Foyer culturel de Lamorlaye

Nous y serons, à côté d’autres associations (Agora, cinéclub et club de bridge) et nous pourrons renseigner le public sur nos activités et nos publications.

Voici un rappel des prochaines activités de l’ALMA pour terminer l’année. n’hésitez pas à vous renseigner en venant au salon ou en nous contactant directement (lamorlayealma@gmail.com) :

Et pour télécharger une description de nos publications : merci de cliquer ICI.

Pour l’ALMA, les Journées du patrimoine et la Fête du Cheval se sont terminées ce dimanche soir…

L’exposition de l’ALMA, Lamorlaye d’hier à Aujourd’hui, installée sur les grilles du château et place du calvaire pour les Journées du Patrimoine (étendues à 15 jours) sera démontée demain. Comme toujours avec les expositions en extérieur, nous ne saurons pas si elle a été beaucoup regardée…

L’autre exposition ALMA, Les Chevaux, Art et Histoire, installée au château pour la Fête du cheval (étendue à une semaine) est terminée. Nous avons eu beaucoup de monde et de nombreux échanges avec le public : plus de 200 personnes sans compter le public de la conférence du 25 qui a aussi pu regarder l’exposition.

L’ALMA présentait Les grands chevaux de Lamorlaye, de Gladiateur aux Trois mousquetaires et Marie-Jo Dupuis-Blossier nous avait prêté quelques-unes de ses peintures sur le thème du cheval. Il y avait en même temps la très belle exposition du sculpteur Emmanuel Kieffer au premier étage et bien sûr toutes les animations organisées par la municipalité le 24.

Enfin, nous avons terminé en beauté cette belle semaine avec la conférence de Gilles Bodin sur Bisetsky, chef de gare et caricaturiste qui exerça ses talents sur toute la bonne société du milieu du 19ème siècle : celle des courses, de la Compagnie du Nord, de la finances et des arts que son métier lui permettait de côtoyer. Nous étions 35 pour découvrir les magnifiques images que Gilles Bodin nous commentées. La conférence a été suivie de nombreuses questions et de notre traditionnel verre de l’amitié.

Une conférence qui a rappelé des souvenirs aux « anciens » de l’ALMA : en 2003, pour notre 2ème exposition « Lamorlaye et le monde hippique » nous avions développé -avec beaucoup d’autres- le thème du cheval dans les cafés et les restaurants. A Lamorlaye la palme est revenue au Bar des Jockeys mais dans un restaurant de Chantilly nous avions découvert des dessins de Bisetzky : et nous avons appris cet après-midi que c’est Bisetzky qui avait fait ce cadeau au restaurateur de l’époque : pour lui c’était le Tipperary, en 2003 c’était Giorgio, aujourd’hui Luck Olivier (d’après les pages jaunes)…

Un compte-rendu de cette conférence sera publié bientôt.

Le 30 août 1944, vers 16h, Lamorlaye était libérée par l’armée américaine.

Sur la route nationale, il y a eu un combat contre un char allemand ; des soldats allemands ont été tués. En centre-ville le charcutier Paul Chabaud a été abattu alors qu’il brandissait un drapeau français et l’hôtel du Petit Condé (remplacé depuis par le Crédit Agricole) a été gravement endommagé.

Une heure et demi plus tard l’armée américaine repartait vers Chantilly.

Ce jour là, Beauvais est libérée par l’armée britannique; Chaumont en Vexin, Méru, Cinqueux et Noailles par une division de l’armée américaine pendant que Lamorlaye et Chantilly sont libérées par une autre division américaine qui libèrera le 31 août Senlis, Creil, Nanteuil-le-Haudoin. Compiègne et Clermont seront libérés le 1er septembre, Noyon le 2 septembre : à cette date toute l’Oise est libérée.

Vous trouverez sur ce blog un article publié le 30 août 2019 : en complément de cet hommage publié aujourd’hui à tous ceux qui ont combattu pendant cette Seconde Guerre mondiale, la France Libre, la Résistance et leurs grands alliés, sur tous les fronts, de la Bataille de France au Débarquement puis la capitulation de l’Allemagne nazie après presqu’un an de combats,