Très bonne année !

Que cette nouvelle année soit plus conviviale et plus sereine ! Les projets s’accumulent ! Et nous espérons tous nous retrouver bien vite !

En attendant, prenez soin de vous et découvrez ou redécouvrez l’exposition sur la Thève sur notre blog !

Les expositions « Eaux et Forêt de Lamorlaye » viennent d’être retirées après un mois et demi d’accrochage sur les grilles du château et place du Calvaire ; vous avez été nombreux à nous dire que vous les aviez vues avec plaisir ! Cela nous a encouragés à reprendre un vieux projet : mettre en ligne nos expositions !

Nosu commençons avec l’exposition sur la Thève que nous avons mise sous forme d’un diaporama que vous pouvez faire défiler ; et bien sûr vous pouvez agrandir les images !

Mon idée était d’ajouter une entrée « NOS EXPOSITIONS » au menu et de pouvoir lancer à partir de là les différentes expositions que nous ambitionnons de mettre sur le blog. Problème non résolu pour l’instant : chaque page créée s’ajoute automatiquement, voire autoritairement, comme une entrée supplémentaire du menu ! Actuellement il y a « NOS EXPOSITIONS » et « La Thève » ; ce n’est pas ce que je voulais… Et ce n’est pas raisonnable si on veut mettre en ligne plusieurs expositions, peut-être toutes nos expositions ! Notre menu risque de devenir imposant et de prendre toute la place sur votre écran !

Mais c’est un premier pas qui nous permet de mieux faire connaître une partie des informations que l’ALMA a structurées en différentes expositions au fil des années et que nous vous offrons pour commencer cette année 2021 qu’il faut aborder avec optimisme et patience !

Si ? Peut-être? Pensez-vous que ?

Rédigeant un message adressé à nos adhérents, je multipliais les « peut-être » « nous envisagerions » « sous réserve » etc… Ce qui m’a donné l’idée de me pencher un peu sur l’incertitude !

Comment savoir si cela vous amusera ? Jouer avec l’incertitude en ces temps si incertains est-ce de bon goût ? Me le pardonnerez-vous ?

Ma première idée en pensant « incertitude » ce fut Le Cid :

Ma deuxième idée c’était Hamlet, rien que des classiques. Des valeurs sûres ; c’est mieux quand on est sûre de rien…  « Être ou ne pas être » ; c’est la question ; mais j’ai trouvé trop sombre cette tirade ; exit Hamlet : il est facile à retrouver si mes hésitations ne vous ont pas découragé.

Troisième idée : puiser dans les listes innombrables de citations ; j’avoue tout de suite ma source : dicocitations.lemonde.fr . Mon seul mérite pourrait être le choix que j’y ai fait et les rapprochements auxquels je me suis hasardée.

Et je suis tombée sur … Andromaque !

En 2016, le Théâtre du Cloitre résumait ainsi la pièce : ORESTE AIME HERMIONE QUI AIME PYRRHUS QUI AIME ANDROMAQUE QUI AIME HECTOR QUI EST MORT…

Encore deux philosophes pour vraiment conclure en faisant un très grand écart :

photos souvenirs … photos devinette

La boite électronique de l’ALMA étant arrivée à quasi-saturation, il faut faire un peu de rangement (par le vide si possible). Donc on redécouvre des photos un peu oubliées ! Par exemple celles-ci qui sont bien de saison et bien en phase avec le festival de l’arbre !

Les reconnaissez-vous ?

Ce jour-là, nous étions très nombreux ! Mais l’endroit est très connu. Et tout le monde peut chercher … sauf le « gentil adhérent » qui nous les a données !

mercredi 15h30 : et voici la Thève !

L’exposition « La Thève, Histoire et paysage » est en place sur les grilles du château ! On peut bien sûr suivre le cours de la Thève comme on en a envie : de L’Oise à Loisy, ou l’inverse ; on peut passer des étapes, commencer par Lamorlaye, …

Mais l’exposition a été conçue en 16 panneaux qui se lisent de la grille d’entrée du château en allant vers le centre ville :

3 panneaux « géographiques » ; 12 panneaux pour parcourir la Thève : – Loisy où ressurgit la source perdue à Othis ; Mortefontaine, ses étangs, ses canaux et ses souvenirs grandioses ; Thiers-sur-Thève et son château puissant et pourtant détruit ; Pontarmé au château plus paisible ; Montgrésin où commencent les étangs de Commelle et où fut une grange de la puissante abbaye de Chaalis ; les étangs de Commelles qui méritent bien les 2 panneaux que nous leur consacrons ! Coye -la-Forêt où finissent les étangs de Commelles avec la loge de la Reine Blanche, le château, le viaduc ; Lamorlaye à qui nous consacrons, c’est bien normal, 2 panneaux pour évoquer nos rivières : Thève, la Vieille et la Nouvelle, ru Saint-Martin et tout petit et bien caché, ru du Lys… et nos jardins familiaux baignés par la Vieille Thève ; Baillon dont le château et surtout son parc et son grand canal renouent avec une certaine grandiloquence : Royaumont entre magnificence, méditation et musique ; et un dernier panneau pour finir à l’Oise cette promenade….

Finir ? Pas tout à fait puisque de l’autre côté de la grille d’entrée du château , un parcours poétique en 4 panneaux vous emmènera avec Nerval, Chateaubriand, Montesquieu et quelques autres, sur un chemin plus intérieur , celui que ces écrivains ont aimé et dont ils ont si bien parlé...

Sur l’Orangerie et partout en ville vous retrouverez « Les arbres remarquables » de Joss Blanchard et « Nos oiseaux, leurs nichoirs et nos arbres » de Pierre Vellay…

Et notre exposition « La Forêt du Lys, 1719-2019, Cartes, plans, documents » installée depuis le 14 novembre place du Calvaire.

Place du Calvaire

Le festival de l’arbre : en totalité le 17 novembre ! « Vian, 100 ans » : du 16 au 22 novembre

Les expositiosn prévues dans le cadre du Festival de l’arbre seront toutes installées d’ici demain (mardi 17) ; un léger retard sur le planning mais vous aurez certainement le temps de les voir jusqu’au 29 novembre et peut-être au-delà…

Dès samedi vous pouviez voir, allée des arcades, deux reproductions de deux magnifiques tableaux de Joss Blanchard et, place du calvaire, notre exposition sur la Forêt du Lys.

Voici les lieux d’exposition : – les grilles du château et l’allée des hêtres – les écoles : groupe Nord et Saint Exupéry – les Arcades – Karine fleurs – place de la poste-  place du marronnier – place du calvaire- le centre social – l’Orangerie – la Tenure !

Les arbres, les oiseaux, la Thève et la forêt du Lys s’installent en ville !

Ce festival de l’arbre va, dans le cadre du confinement et de ses règles, apporter matière au rêve ou à la réflexion, nous permettre d’approfondir notre connaissance de notre environnement et finalement créer du lien : chacun seul devant ces expositions sait que son plaisir ou son intérêt a été ou sera celui d’un autre passant à un autre moment…

Les 100 de Boris Vian devaient être fêtés avec théâtre, cinéma, exposition le tout organisé par Studio 32 , l’ALCAD, Concerto et le cinéclub de Lamorlaye. Prévue en mars, reportée en novembre, cette manifestation -annulée comme tant d’autres- s’est reconvertie et vous retrouverez sur le compte Facebook de l’ALCAD pendant une semaine, du 16 au 22 novembre, « 7 monde de Boris Vian » . Une autre façon de maintenir la vie culturelle dans notre ville et d’offrir des moments de partage !

En ville du 14 au 29 novembre, FESTIVAL de l’ARBRE : plusieurs expositions dont « Eaux & Forêts de Lamorlaye » par l’ALMA

Du fait du confinement les manifestations prévues pour le Festival de l’arbre organisé par la municipalité du 14 au 29 novembre ont été adaptées avec plus ou moins de facilités et quelques renoncements inévitables.

Mais les expositions et particulièrement celles proposées par l’ALMA sous le titre « Eaux et Forêts de Lamorlaye » non seulement sont maintenues mais elles vont prendre place sur les grilles du château et place du Calvaire ! Nous reprenons donc l’idée expérimentée avec succès pour les journées du patrimoine : l’exposition « Lamorlaye d’hier à aujourd’hui » est encore en place en cette mi-novembre pour les parties accrochées sur les grilles du château et place du Calvaire : elle va bientôt être démontée et vous pourrez voir à votre rythme (et dans le cadre des déplacements autorisés) deux autres expositions proposées par l’ALMA : « La Thève, Histoire et Paysages » avec son « Parcours poétique » sur les grilles du château ; « La Forêt du Lys, 1719-2019, Cartes, plans, documents » autour des arbres, place du Calvaire. Et d’autres dans d’autres lieux de la ville: « Arbres remarquables » de Joss Blanchard ; « Nos oiseaux, leurs nichoirs et nos arbres » photographies de Yannick Treménec bénévole de la LPO et de Pierre Vellay.

Lamorlaye occupe aujourd’hui la vallée de la Thève qui traverse notre commune sous le nom de Vieille Thève d’est en ouest, accompagnée du ru Saint-Martin et de la Nouvelle Thève.

En amont de Loisy à Coye, en aval de Baillon à Royaumont, la Thève (éventuellement Vieille ou Nouvelle) traverse des sites magnifiques, presque tous créés en l’utilisant au cours des siècles.

La Thève, rivière tranquille et somme toute modeste alimente des moulins, des lavoirs, des douves,… Elle s’attarde d’étangs en canaux, à Mortefontaine, Commelles, Baillon, Royaumont… On y a pêché, broyé, lavé ; on y a fait des fêtes fastueuses ; on a cru être protégé ; on a rêvé, aimé, médité sur ses rives…

C’est ce parcours où l’action de l’homme est partout présente mais s’efface devant la beauté des paysages que nous vous présentons avec l’exposition « La Thève, Histoire et Paysages« .

Après une présentation plus « géographique de notre rivière nous vous proposons une promenade en 10 stations : Loisy, Mortefontaine, Thiers sur Thève, Pontarmé, Montgrésin, Les étangs de Commelles, Coye-la-Forêt, Lamorlaye, Baillon, Royaumont… La promenade s’achève à Boran-sur-Oise où la Thève rejoint l’Oise…

Cette exposition s’appuie sur plusieurs promenades proposées par l’ALMA avec des guides exceptionnels et tout a commencé en 2010 quand nous avons réédité « Chroniques de Morlacca » de Jacques Grimaux. Il y parle de Morancy si proche mais que nous ne connaissions pas ; et nous avons donc fait avec Jacques Grimaux une première promenade  » De Morancy au Pont de Thève » ; c’était prendre la Thève là où elle disparait ! Nous avons poursuivi sans souci d’ordre avec « De Thiers-sur-Thève à Coye » sous la conduite de Roger Béchet en juin et « De Loisy à Mortefontaine » avec Jean-Claude Curtil en octobre. Un an avant, en 2009 nous avions suivi la Nouvelle Thève « De Lamorlaye à Royaumont « ; nous récidiverons en 2018… En 2016, nous avons découvert l’Ile de la Thève et les jardins familiaux avec « Promenade entre ru Saint-Martin et Vieille Thève« , que nous avions préparée à partir du livre de Maurice Delaigue  » Promenade en vallée de Thève de Loisy à l’Oise » et avec les conseils et des documents fournis par le SITRARIVE et plus précisément par Cédric Delbecq. En 2017, nous avons demandé à Maurice Delaigue une conférence qui s’appelait déjà « La Thève, Histoire et Paysages » avec un diaporama réalisé par Michel Guignard en suivant les « 10 stations » retenues par Maurice Delaigue sur son parcours de la Thève. Ce jour-là, Adriana, comédienne et coyenne, avait lu quelques textes. En 2010 déjà, Jean-Claude Curtil avait largement convoqué Gérard de Nerval dont il avait récité de nombreux poèmes… En 2016, notre parcours était lui aussi ponctué de lectures, poèmes ou prose. Un idée reprise en 2019 dans « L’Histoire à Vélo » !

Alors tout naturellement, à notre exposition « La Thève, Histoire et Paysages » nous avons associé un « Parcours poétique » en 4 panneaux : Gérard de Nerval était incontournable ; mais on peut lire aussi Montesquieu, Chateaubriand, l’abbé Delille, Rimbaud, le préfet Jacques Cambry, Sully Prudhonmme, Francis Carco, Jacques Prévert et des anonymes ; la plupart cités par Maurice Delaigue !

« La Thève, Histoire et Paysages » et « Parcours poétique » se présentent sur de grandes bâches qui ont été imprimées par la municipalité et qui seront installés sur les grilles du château. Un grand MERCI à la municipalité qui a demandé à l’ALMA cette exposition (et l’autre) et pour le soutien matériel qu’elle y apporte.

Place du Calvaire vous retrouverez l’exposition « La Forêt du Lys, 1719-2019, Cartes, plans, documents » déjà présentée l’an dernier à l’occasion du tricentenaire de la création de la forêt du Lys. une exposition qui elle aussi, s’appuie sur une publication de l’ALMA : notre premier livre paru en 2007 sous la plume de Jacques Peloye « Le Lys, une forêt créée par les Condé pour la Vènerie« .

Les princes de Condé, comme les seigneurs Bouteiller, d’Orgemont, Montmorency qui les ont précédés, ont toujours voulu agrandir et organiser leur domaine forestier essentiellement pour y chasser à courre même s’ils ne dédaignaient pas le rapport des coupes de bois de toute façon utile pour l’entretien de la forêt. Pour la chasse à courre la continuité des massifs forestiers est très importante ! Alors, quand la nature ne leur offre pas une forêt « naturelle » pas d’hésitation : on va la planter !

C’est ce que décidera Monsieur le Duc, Louis Henri, 7ème prince de Condé un jour de 1719, avant ou après avoir décidé la construction des Grandes Ecuries… Son grand-père avait acheté la seigneurie du Lys et commencé un remembrement en achetant et échangeant parcelles par parcelles tout ce qui n’avait pas appartenu au seigneur du Lys. Notre forêt du Lys s’appelait alors « Plaine du Lys » et elle était cultivée, sans doute sans grand profit, sur des parcelles de plus en plus petites au fil des successions. Ce projet s’est heurté à la méfiance des abbés de Royaumont qui refusèrent toujours de vendre au prince de Condé les bois leur appartenant en bordure du marais du Lys. La Révolution va tout arrêter ; mais la Restauration va permettre aux Condé de se rétablir et même au-delà puisqu’ils pourront acheter le bois des Moines, les abbés de Royaumont ayant disparu dans la tourmente.

L’exposition s’appuie sur des cartes pour présenter la création de la forêt du Lys : 1480, 1683, 1711, 1723, 1732, 1751, 1780, ces cartes très belles qui nous mènent jusqu’à la Révolution sont complétées par des plans, outils de travail pour ceux qui sont chargés des transactions permettant de parfaire le domaine forestier. Après la Révolution, le 8ème puis le 9ème Condé retrouvent leur domaine et leur grande ambition : ils vont reprendre l’agrandissement de la forêt du Lys. Le duc d’Aumale la vend avec d’autres terres à Boran et Gouvieux en 1894. Et, après être passée par deux autres propriétaires la forêt du Lys devient en 1925 une « grande ville de parcs et de sports« , le lotissement du Lys-Chantilly qui, aujourd’hui, représente à peu près la moitié de la ville de Lamorlaye en étendue et en habitants.

Une forêt habitée peut-elle être durable ? Une rivière devenue « inutile » économiquement (sauf impact sur le tourisme) mérite-t-elle les lourds investissements indispensables à la survie des sites qu’elle alimente ? Le festival de l’arbre oeuvre à sa façon pour que la réponse soit OUI ! L’ALMA est heureuse d’y apporter sa contribution.

Annulations ! Mais aussi retour sur notre dernière visite (La Fabrique de l’extravagance) et petit guide du confinement saison 2 : à voir, à lire, à faire…

Nous voici à nouveau confinés…Alors comme toutes les autres associations ou structures culturelles nous voici réduits à l’inaction, du moins pour le public !

L’exposition sur Lamorlaye entre 1911 et 1921 dont l’idée devait beaucoup au premier confinement ( il fallait bien ça pour oser se lancer dans la retranscription d’un recensement de 1035 lignes manuscrites!) est annulée par le confinement d’après… Donc l’exposition prévue du 8 au 15 novembre est annulée ;  nous la présenterons en 2021 : juste 100 ans après 1921 ; on aurait dû y penser ; le coronavirus l’a fait pour nous !

La visite de la basilique-cathédrale de Saint-Denis envisagée pour le 30 novembre est elle aussi annulée bien entendu : la date de cette visite a été modifiée 3 fois (7, 6 puis 30 novembre) ! A chaque fois des inscrits pour une date ne pouvaient pas venir pour la date suivante ce qui nous désolait.  Cette fois, nous n’envisageons pas de nouvelle date dans l’immédiat ; le plan vigipirate s’ajoutant à la Covid-19, il devient difficile de se projeter dans l’avenir proche ou lointain.  

Mais 15 jours avant ce second confinement, nous avions « réussi » à maintenir la visite de l’exposition  » La fabrique de l’extravagance, porcelaines de Meissen et de Chantilly ». Nous en avons déjà fait le compte-rendu mais voici les beaux montages photos d’Annick ainsi que les notices qu’elle a rédigées pour les deux expositions qui sont aussi présentées au château : exposition sur Carmontelle et exposition sur les livres d’heures.

Le groupe de l’ALMA bien sûr !
Carmontelle, le temps de la douceur de vivre : pour lire notre notice cliquer ICI

L’exposition La fabrique de l’extravagance commentée par Mathieu Deldicque et celle sur Carmontelle commentée par Nicole Garnier sont maintenant proposées en visite virtuelle sur le site du domaine de Chantilly : à voir et revoir !

Les Lundis de la Tenure vous proposent pour novembre des poèmes et un devoir sur table (le certificat d’études primaires proposé en 1930) : vous pouvez cliquer ICI pour en profiter !

Les poèmes sont ceux choisis et lus lors du dernier Coin des Poètes : plus précisément une petite sélection parmi ces poèmes (plusieurs sont de la plumes des participants) ; pour tout découvrir de ce Coin des Poètes d’octobre et de tous les autres il suffit de cliquer ICI.

Enfin le groupe Lamorlaye bienveillance a pris l’initiative de relayer les annonces des commerçants de Lamorlaye que le confinement a obligé à fermer mais qui se mobilise pour garder le contact avec leurs clients. C’est un groupe public et il suffit donc de le chercher sur facebook.

Al Capone a fait son dernier saut !

Al Capone II est mort ! France-Galop l’annonce aujourd’hui sur son site et rappelle la carrière fabuleuse de ce petit cheval et évoque tous ceux qui l’on côtoyé : son éleveur Jacques Cyprès, son propriétaire Robert Fougedoire, son entraîneur Bernard Sécly, son jockey Jean-Yves Beaurain et Philippe Levé, son lad qui lui s’est occupé chaque jour de lu peut-être pendant sa période active et pendant ses 20 années de retraite au centre d’entraînement de Chantilly…

L’ALMA, n’avait pas encore 1 an quand elle a rencontré Al Capone : c’était au cours de la première visite du terrain des Aigles que nous avions organisée en juin 2003 avec le soutien actif et généreux de Pierre Biancone et Yves de Chevigny.

AL CAPONE était déjà la mascotte de tous ceux qui s’intéressaient au monde des courses. Et pour nous, le premier contact avec un cheval de course ; certes il était déjà retraité mais avec quel palmarès !

Il a toujours eu une place d’honneur dans nos expositions sur le monde hippique à Lamorlaye et quand nous avons conçu l’exposition « Les grands chevaux de Lamorlaye » il a tout naturellement fait partie des 12 chevaux « sélectionnés »;

Voici des extraits de ce panneau « AL CAPONE II, Sauteur de Légende » :

AL CAPONE II, frère cadet de THE FELLOW (un autre de nos « sélectionnés » pour cette exposition),  est né dans la Nièvre chez l’éleveur Jacques Cyprès le 20 mars 1988, d’une mère PS ( Pur Sang), L’ORANAISE, et d’un père SF (Selle Français), ITALIC. Il a une robe bai et mesure 1,62m.

Il débute à 4 ans : une première course décevante à Enghien, suivie 3 semaines plus tard par une première victoire à AUTEUIL. Bernard SÉCLY, son entraineur, et Jean-Yves BEAURAIN, son jockey, vont façonner celui qui deviendra une légende d’AUTEUIL ovationné par le public. « Pompon » comme l’appelait affectueusement Bernard SÉCLY ou « Petit Chat » pour ses supporters, était intelligent ; il avait son style personnel pour compenser sa petite taille, « un agneau dans son box, un guerrier sur la piste ».

Il quitte AUTEUIL le 5 novembre 2000, sur un exploit :  une deuxième place dans la HAYE JOUSSELYN à 12 ans, épreuve qu’il a remporté 7 fois de 1993 à 1999 ; record qui ne sera peut-être jamais battu. Ce jour-là, tout l’hippodrome avait tremblé, redoutant la chute à chaque obstacle. Sa seconde place fut ovationnée et le public qui l’avait adopté fut soulagé de le voir prendre sa retraite.

Sa petite taille, 1 mètre 62, n’était pas un avantage pour l’obstacle, mais avec un moral d’acier, une énergie débordante et une capacité d’accélération fulgurante après la dernière haie, il gagnait ses courses au courage. Christophe PIEUX, 15 fois cravache d’or, a couru contre lui : « J’arrivais à le battre sur 4 400 mètres mais sur plus long il était imbattable surtout en terrain lourd ».

Son bilan est incroyable : 64 courses, 26 victoires et 32 places d’honneur, 2 623 876 euros de gains…

C’est  l’incontournable as des as, sans doute le meilleur cheval d’obstacle au monde et son palmarès  parle pour lui :  Grand Steeple-Chase de Paris (1997) ; Prix La Haye Jousselin (7), (1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999 ) ; Prix Troytown (3), (1994, 1995, 1997 ) ; Prix Georges Courtois (3), (1993, 1994, 1996) ; Prix Heros XII (3), (1997, 1998, 1999) ; Prix Ingré (2), (1997, 1999) ; Prix Murat (1994).

Adieu AL CAPONE ! Nous ne t’oublierons pas…

A relire : la chronique hippique de Sylvine Cros dans le bulletin municipal (53 article de 2008 à 2014) dont un article consacré à AL CAPONE II

Un après-midi au musée Condé

Samedi 17 octobre nous étions 12 pour la visite guidée de l’exposition La fabrique de l’extravagance, porcelaines de Meissen et de Chantilly : Annick, qui a organisé cette visite distribue les fiches qu’elle a rédigées (sur Les livres d’heures et sur Carmontelle) et nous donne des explications sur les trois expositions que nous allons découvrir en cheminant dans le château : les livres d’heures, la porcelaine, les aquarelles de Carmontelle. Nous les mettrons en ligne très prochainement.

L’exposition La fabrique de l’extravagance mérite bien son titre car la plupart des pièces sont souvent très complexes et parfois surchargées pour notre goût d’aujourd’hui. Avec aussi de très nombreuses pièces, les grands oiseaux en porcelaine blanche en particulier, qui laissent le spectateur ébloui.

Au-delà du plaisir esthétique qu’elle procure, la visite est très intéressante car elle permet de comparer les porcelaines de style Kakiemon venant du Japon avec les porcelaines fabriquées à Meissen pour Frédéric-Auguste de Saxe dit Auguste le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne et à Chantilly pour Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé.

La manufacture de Meissen (d’abord créée à Dresde en 1710) était très connue et exportait beaucoup en France ; elle a fonctionné jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.

Celle de Chantilly commence en 1730 : le duc de Bourbon qui fut premier ministre de Louis XV entre 1723 et 1726, est renvoyé à ses terres par la disgrace royale. Il avait déjà engagé en 1719 la construction des Grandes Ecuries et la plantation de la forêt du Lys et aussi la modernisation du château et la création des singeries (avant les grands appartements eux aussi modernisés) ; il va chercher à faire de Chantilly un autre Versailles (c’est une habitude dans cette famille) ; étant lui-même grand collectionneur de porcelaines du Japon il va décider de fabriquer la porcelaine à Chantilly ; pour cela il va débaucher un faïencier de Saint-Cloud qui va diriger une manufacture de porcelaine à pâte tendre : le kaolin ne sera découvert et utilisé en France qu’à la fin des années 1760 alors qu’à Meissen , il était connu et utilisé dès 1708.

Les premiers objets sont des copies de vases japonais :

Peu à peu, à partir de ces modèles japonais, formes, sujets et décors évoluent :

Avant d’arriver aux Grands Appartements qui accueillent l’exposition de porcelaines nous avons parcouru les autres salles du château ; chacun s’arrête là où son regard est attiré , là où il sait retrouver un tableau qu’il connaît et admire :

Avec un arrêt plus prolongé dans le Cabinet des Livres où l’exposition sur les livres d’heures permet de découvrir des livres « objet » richement décorés, en général assez petits puisque il s’agissait d’un livre de prières que chacun pouvait conserver sur soi…

Et surtout redécouvrir Les très riches heures du duc de Berry, un des joyaux du musée Condé qui a été numérisé : nous pouvons tourner les pages et le découvrir dans son ensemble et aussi dans chaque détail, qui peuvent être agrandis et sont alors accompagnés d’un commentaire.

Après la visite guidée de La fabrique de la porcelaine, nous arrivons dans le Cabinet des arts graphiques pour découvrir les aquarelles très raffinées même si elles semblent :parfois un peu figées ; Carmontelle est un autodidacte et semble avoir adopté une construction qu’il répète souvent : une dame de profil appuyée contre un arbre…

Ici une cantatrice dans son costume de scène : Melle Sophie Arnould

Et la visite se termine avec des images plein les yeux et, au cœur, le plaisir de s’être retrouvés pour un moment de découvertes et de bavardages : moment encore plus précieux dans la période que nous connaissons encore …

Deux expositions de l’ALMA sont installées dans Lamorlaye

Dans les rues de Lamorlaye, d’hier à aujourd’hui sur les grilles du château, avenue de la Libération côté terrain d’entraînement, place du calvaire et rond-point Manin (Vieux Lys) présentée pour les journées du patrimoine est en place jusqu’au 28 septembre. 41 panneaux répartis sur ces 4 lieux racontent l’histoire de Lamorlaye à partir de cartes postales anciennes.

Grands Chevaux de Lamorlaye dans la salle jaune du château, est visible jusqu’au 27 septembre de 10h à 12h et de 14h à 18h : Gladiateur, Biribi, Al Capone, Katko, Helissio, The Fellow, Ucello II et Ubu III vous attendent ; avec aussi des panneaux sur l’hippodrome d’Auteuil, son Grand Steeple-Chase et les courses pendant l’occupation…