Al Capone a fait son dernier saut !

Al Capone II est mort ! France-Galop l’annonce aujourd’hui sur son site et rappelle la carrière fabuleuse de ce petit cheval et évoque tous ceux qui l’on côtoyé : son éleveur Jacques Cyprès, son propriétaire Robert Fougedoire, son entraîneur Bernard Sécly, son jockey Jean-Yves Beaurain et Philippe Levé, son lad qui lui s’est occupé chaque jour de lu peut-être pendant sa période active et pendant ses 20 années de retraite au centre d’entraînement de Chantilly…

L’ALMA, n’avait pas encore 1 an quand elle a rencontré Al Capone : c’était au cours de la première visite du terrain des Aigles que nous avions organisée en juin 2003 avec le soutien actif et généreux de Pierre Biancone et Yves de Chevigny.

AL CAPONE était déjà la mascotte de tous ceux qui s’intéressaient au monde des courses. Et pour nous, le premier contact avec un cheval de course ; certes il était déjà retraité mais avec quel palmarès !

Il a toujours eu une place d’honneur dans nos expositions sur le monde hippique à Lamorlaye et quand nous avons conçu l’exposition « Les grands chevaux de Lamorlaye » il a tout naturellement fait partie des 12 chevaux « sélectionnés »;

Voici des extraits de ce panneau « AL CAPONE II, Sauteur de Légende » :

AL CAPONE II, frère cadet de THE FELLOW (un autre de nos « sélectionnés » pour cette exposition),  est né dans la Nièvre chez l’éleveur Jacques Cyprès le 20 mars 1988, d’une mère PS ( Pur Sang), L’ORANAISE, et d’un père SF (Selle Français), ITALIC. Il a une robe bai et mesure 1,62m.

Il débute à 4 ans : une première course décevante à Enghien, suivie 3 semaines plus tard par une première victoire à AUTEUIL. Bernard SÉCLY, son entraineur, et Jean-Yves BEAURAIN, son jockey, vont façonner celui qui deviendra une légende d’AUTEUIL ovationné par le public. « Pompon » comme l’appelait affectueusement Bernard SÉCLY ou « Petit Chat » pour ses supporters, était intelligent ; il avait son style personnel pour compenser sa petite taille, « un agneau dans son box, un guerrier sur la piste ».

Il quitte AUTEUIL le 5 novembre 2000, sur un exploit :  une deuxième place dans la HAYE JOUSSELYN à 12 ans, épreuve qu’il a remporté 7 fois de 1993 à 1999 ; record qui ne sera peut-être jamais battu. Ce jour-là, tout l’hippodrome avait tremblé, redoutant la chute à chaque obstacle. Sa seconde place fut ovationnée et le public qui l’avait adopté fut soulagé de le voir prendre sa retraite.

Sa petite taille, 1 mètre 62, n’était pas un avantage pour l’obstacle, mais avec un moral d’acier, une énergie débordante et une capacité d’accélération fulgurante après la dernière haie, il gagnait ses courses au courage. Christophe PIEUX, 15 fois cravache d’or, a couru contre lui : « J’arrivais à le battre sur 4 400 mètres mais sur plus long il était imbattable surtout en terrain lourd ».

Son bilan est incroyable : 64 courses, 26 victoires et 32 places d’honneur, 2 623 876 euros de gains…

C’est  l’incontournable as des as, sans doute le meilleur cheval d’obstacle au monde et son palmarès  parle pour lui :  Grand Steeple-Chase de Paris (1997) ; Prix La Haye Jousselin (7), (1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999 ) ; Prix Troytown (3), (1994, 1995, 1997 ) ; Prix Georges Courtois (3), (1993, 1994, 1996) ; Prix Heros XII (3), (1997, 1998, 1999) ; Prix Ingré (2), (1997, 1999) ; Prix Murat (1994).

Adieu AL CAPONE ! Nous ne t’oublierons pas…

A relire : la chronique hippique de Sylvine Cros dans le bulletin municipal (53 article de 2008 à 2014) dont un article consacré à AL CAPONE II

Un après-midi au musée Condé

Samedi 17 octobre nous étions 12 pour la visite guidée de l’exposition La fabrique de l’extravagance, porcelaines de Meissen et de Chantilly : Annick, qui a organisé cette visite distribue les fiches qu’elle a rédigées (sur Les livres d’heures et sur Carmontelle) et nous donne des explications sur les trois expositions que nous allons découvrir en cheminant dans le château : les livres d’heures, la porcelaine, les aquarelles de Carmontelle. Nous les mettrons en ligne très prochainement.

L’exposition La fabrique de l’extravagance mérite bien son titre car la plupart des pièces sont souvent très complexes et parfois surchargées pour notre goût d’aujourd’hui. Avec aussi de très nombreuses pièces, les grands oiseaux en porcelaine blanche en particulier, qui laissent le spectateur ébloui.

Au-delà du plaisir esthétique qu’elle procure, la visite est très intéressante car elle permet de comparer les porcelaines de style Kakiemon venant du Japon avec les porcelaines fabriquées à Meissen pour Frédéric-Auguste de Saxe dit Auguste le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne et à Chantilly pour Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé.

La manufacture de Meissen (d’abord créée à Dresde en 1710) était très connue et exportait beaucoup en France ; elle a fonctionné jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.

Celle de Chantilly commence en 1730 : le duc de Bourbon qui fut premier ministre de Louis XV entre 1723 et 1726, est renvoyé à ses terres par la disgrace royale. Il avait déjà engagé en 1719 la construction des Grandes Ecuries et la plantation de la forêt du Lys et aussi la modernisation du château et la création des singeries (avant les grands appartements eux aussi modernisés) ; il va chercher à faire de Chantilly un autre Versailles (c’est une habitude dans cette famille) ; étant lui-même grand collectionneur de porcelaines du Japon il va décider de fabriquer la porcelaine à Chantilly ; pour cela il va débaucher un faïencier de Saint-Cloud qui va diriger une manufacture de porcelaine à pâte tendre : le kaolin ne sera découvert et utilisé en France qu’à la fin des années 1760 alors qu’à Meissen , il était connu et utilisé dès 1708.

Les premiers objets sont des copies de vases japonais :

Peu à peu, à partir de ces modèles japonais, formes, sujets et décors évoluent :

Avant d’arriver aux Grands Appartements qui accueillent l’exposition de porcelaines nous avons parcouru les autres salles du château ; chacun s’arrête là où son regard est attiré , là où il sait retrouver un tableau qu’il connaît et admire :

Avec un arrêt plus prolongé dans le Cabinet des Livres où l’exposition sur les livres d’heures permet de découvrir des livres « objet » richement décorés, en général assez petits puisque il s’agissait d’un livre de prières que chacun pouvait conserver sur soi…

Et surtout redécouvrir Les très riches heures du duc de Berry, un des joyaux du musée Condé qui a été numérisé : nous pouvons tourner les pages et le découvrir dans son ensemble et aussi dans chaque détail, qui peuvent être agrandis et sont alors accompagnés d’un commentaire.

Après la visite guidée de La fabrique de la porcelaine, nous arrivons dans le Cabinet des arts graphiques pour découvrir les aquarelles très raffinées même si elles semblent :parfois un peu figées ; Carmontelle est un autodidacte et semble avoir adopté une construction qu’il répète souvent : une dame de profil appuyée contre un arbre…

Ici une cantatrice dans son costume de scène : Melle Sophie Arnould

Et la visite se termine avec des images plein les yeux et, au cœur, le plaisir de s’être retrouvés pour un moment de découvertes et de bavardages : moment encore plus précieux dans la période que nous connaissons encore …

Deux expositions de l’ALMA sont installées dans Lamorlaye

Dans les rues de Lamorlaye, d’hier à aujourd’hui sur les grilles du château, avenue de la Libération côté terrain d’entraînement, place du calvaire et rond-point Manin (Vieux Lys) présentée pour les journées du patrimoine est en place jusqu’au 28 septembre. 41 panneaux répartis sur ces 4 lieux racontent l’histoire de Lamorlaye à partir de cartes postales anciennes.

Grands Chevaux de Lamorlaye dans la salle jaune du château, est visible jusqu’au 27 septembre de 10h à 12h et de 14h à 18h : Gladiateur, Biribi, Al Capone, Katko, Helissio, The Fellow, Ucello II et Ubu III vous attendent ; avec aussi des panneaux sur l’hippodrome d’Auteuil, son Grand Steeple-Chase et les courses pendant l’occupation…

« Dans les rues de Lamorlaye », l’exposition continue; au château, celle sur « Les grands chevaux de Lamorlaye » commence

Dimanche, nous avons poursuivi nos promenades autour de l’exposition Dans les rues de Lamorlaye, d’hier à aujourd’hui.

Juste avant notre départ de 10h, une troupe joyeuse de cyclistes prenait le départ pour une randonnée en vélo « vintage » dont un magnifique et assez impressionnant grand-bi ! Ils étaient 27 qui ont eu le temps de voir la partie de l’exposition placée sur les grille du château. ; Nous étions au maximum de la jauge que nous avions définie pour le rendez-vous dans le Vieux Lys. A 10h et à 16h nous étions nettement moins nombreux au départ de notre promenade : mais c’est aussi très intéressant d’avoir un échange avec une ou deux personnes. Ce qui ne veut pas dire que nous n’aurions pas aimer faire le plein !

L’exposition est visible dans les rues de Lamorlaye jusqu’au 28 septembre .Et depuis cet après-midi jusqu’au dimanche 27 septembre, l’exposition Les grands chevaux de Lamorlaye est installée dans la salle jaune et ouverte de 10hà 12h et de14h à 18h.

Comme souvent une exposition permet le dialogue avec les visiteurs et ce dialogue nous permet d’avancer dans la connaissance que nous avons de notre histoire.

C’est ce qui s’est passé autour des pierres tombales de La chapelle Saint-Vaast. de question en tentative de réponse, d’examens croisés -en particulier par des regards neufs de ceux qui découvraient pour la premières fois ces dalles, des rapprochements s’opèrent.

Quand en plus un de nos adhérents revient ce lundi avec bidons d’eau, balai et escabeau pour les photographier c’est encore plus merveilleux.

dalle du milieu (il n’y a qu’une moitié ; une partie de ce qui nous manque ici se retrouve en réemploi sur une marche !
la largeur et la frise tout autour sont identique ; on distingue un chien sous les pied du seigneur.

Après un bon nettoyage à l’eau claire, la femme dont la tête nous avait toujours parue complètement martelée, nous regarde maintenant dans les yeux : c’est peut-être Catherine Lestandart, la grand-mère maternelle de Françoise Le Maire, l’épouse de Charles de Marc…

Dans l’exposition sur les grands chevaux de Lamorlaye vous retrouverez GLADIATEUR, BIRIBI, Al CAPONE, HELISSIO, KATKO, THE FELOW, UCELLO II, UBU III… Un choix forcément subjectif, centré sur de grands champions qui ont su aussi être de grandes vedettes !

Première journée du patrimoine réussie ; on continue demain et jusqu’au 28 !

Nous avons fait la promenade-commentaires du centre-ville à 10h avec 4 participants, à 16h avec 6 participants. Et, à 14h, celle du vieux Lys à avec 6 participants pour une bonne partie, 5 ensuite.

Ces promenades continuent demain dimanche avec les même horaires et également dans la semaine en fonction de vos demandes !

Merci à Robert, un des participants et adhérent de l’ALMA, qui a fait cette photo de la pierre tombale de Charles de Marc :  » Cy devant gisent les corps de Messire Charles de Marc vivant Chevalier Seigneur de Moncrespin et du Lys qui pendet (pendant) le règne de Henry 3 et Henry 4 a commander (é) à une compagnee (compagnie) de gens de pied légers ».

Voici quelques informations autour de cette pierre qui est posée juste à l’entrée de la chapelle et a inspiré (assez librement) le blason adopté par Lamorlaye dans les années 60.

Nous supposons que c’est l’épouse de Charles de Marc qui repose à ses côtés. C’est à elle, ou plus précisément à son mariage avec elle, qu’il doit son titre de seigneur du Lys : la mère de Françoise Lemaire, Jeanne de Belloy est Dame du Lys et elle a donné la seigneurie en cadeau de mariage à son gendre en 1599.

Une partie de l’arbre généalogique construit par Philippe Bezard, adhérent de l’ALMA

Voici ce que dit Gérard Mahieu dans le N°2 des Cahiers de Chantilly « Une terre cistercienne, le Lys, Contribution à l’histoire du premier temporel de l’abbaye de Royaumont »: Charles de Marc meurt le 7 janvier 1632 et sa veuve le 22 janvier 1638. Ils sont tous deux inhumés dans l’église Saint-Vaast. La seigneurie du Lys passe à leur troisième fils Henri de Marc qui (cette fois Gérard Mahieu cite Gustave Macon) meurt dix ans plus tard ; sa veuve Louise de Boullan en tant que tutrice de leur fille Magdeleine âgée de 5 ans, fait porter foi et hommage à messire Antoine Nicolai, seigneur de Goussainville. La terre du Lys passe alors à Jeanne de Boullan, sœur de Louise. Jeanne meurt en 1659 et Louise récupère la terre du Lys et épouse en seconde noces Henri de Belloy. Aucun enfant n’ayant survécu, la terre du Lys passe alors à un de ses parents, René Le Maire de Boullan, seigneur de Parisis-Fontaines, Bercourt et Longueil. Il a trois enfants et c’est l’aîné, Antoine Le Maire de Boullan qui devient seigneur du Lys. En 1686, Antoine loue la seigneurie à titre de ferme pour neuf ans à deux couples habitant le Lys. Deux ans après, le 30 septembre 1688, il vend la terre et seigneurie du Lys à Henri-Jules de Bourbon, fils du Grand Condé. C’est son petit fils, Louis-Henry, Monsieur le Duc, qui fait labourer et planter la forêt du Lys en 1719. En 1735, il vend des terres et l’ancien manoir devenu une simple ferme mais conserve tous ses droits seigneuriaux. L’acquéreur s’engage à faire détruire dans l’année « tous les bâtimens et ferme seigneuriale actuellement existans, en sorte qu’il ne reste aucune habitation ni autres bâtimens »…

Ce manoir consistait en 1599, date où Charles de Marc en devient le seigneur, en ; « hostel seigneurial, colombier à pied, grange, estables, bergeries, cour, puys, jardin » plus des bois et des près et tous les droits seigneuriaux justice, chasse, censive.

Il y a dans la chapelle Saint-Vaast, construite après la révolution, plusieurs autres pierres tombales disposées comme un chemin menant à l’autel mais aussi utilisées par morceaux en différents endroits. Les blasons, les noms et les visages ont été martelés. Pour l’une il n’es reste que la moitié. Près de l’autel on arrive à déchiffrer le nom d’Henri de Marc… Qui sont les autres ? Pour l’instant, ils gardent leur secret.

L’exposition prévue pour les journées du patrimoine est en place !

Vous pouvez déjà l’admirer (oui ! elle le mérite !) sur les grilles du château, avenue de la Libération, place du calvaire et rond-point Manin le long de l’avenue de la plage jusqu’au 28 septembre.

Vous pourrez admirer des cartes postales anciennes, les comparer avec les photographies (de 2007) prises exactement du même point de vue par Patrick Quintard et découvrir une brève histoire des différents lieux :

Sur les grilles du Château, 13 panneaux concernant : le château, l’église Saint-Nicolas, les écoles, les postes, les mairies, la rue de l’Église, la rue du Vieux-Château, la rue Michel Bléré, la place des Tilleuls et la partie de la rue du général Leclerc allant de la place des Tilleuls à l’allée des Arcades.

Avenue de la Libération, le long du terrain d’entraînement de Lamorlaye, en face de la Grande Porte, 11 panneaux concernant  : des publicités et des vues aériennes, des maisons situées sur l’avenue de la Libération, la vie d’antan (intérieur de café, lavoir, abreuvoir, bûcherons), l’avenue de la Libération depuis la rue du général Leclerc jusqu’à la rue Blanche.

Place du Calvaire, 11 panneaux concernant : la chapelle anglicane, le domaine du Lys-Chantilly, des maisons remarquables dans le Lys-Chantilly, la place du Calvaire, la rue Jean Biondi, la rue du général Leclerc dans la partie allant de la rue Louis Barthou à la place du Marronnier.

Dans le Vieux Lys, rond-point Manin le long de l’avenue de la Plage, 6 panneaux concernant : la chapelle Saint-Vaast, le village du Vieux Lys.

Et vous pouvez, le samedi et le dimanche (ou sur rendez-vous) faire le parcours avec l’ALMA au cours de « promenades-commentaires » : pour le centre-ville, à 10h et à 16h, départ devant le château et pour le vieux Lys, à 14h départ devant les panneaux.

Voici deux des panneaux à titre d’exemple et pour vous donner envie d’en voir et d’en savoir plus ! Chaque panneau mesure 85 cm de large sur 120 cm de haut et ils ont été imprimés par la municipalité et installés par les services techniques de la ville : un immense MERCI à tous !

Les promenades commentaires se feront avec, au maximum, 7 participants tous masqués ! Nous serons donc au plus 8 et il faudra bien respecter les mesures de distanciation physique ! L’inscription est préférable (au 06 22 05 42 36 ou lamorlayealma@gmail.com). Nous pourrons dans la semaine du 21 au 26 proposer d’autres rendez-vous.

Un après-midi au musée Condé

Aujourd’hui 29 août nous étions 8 pour la visite -sans guide- proposée par l’ALMA : rendez-vous sous une petite pluie devant la grille du château de Chantilly pour découvrir l’exposition « Raphaël à Chantilly, le maître et ses élèves ».

Les consignes sanitaires nous obligent à parcourir l’ensemble du château et que ce soit pour le contenu exceptionnel du musée Condé ou pour les échappées – très romantiques sous le ciel un peu bas- vers les jardins et les pièces d’eau…

Avant d’arriver à l’exposition dans le Cabinet d’arts graphiques, nous admirons plus spécialement les 3 tableaux de Raphaël qui appartenait au duc d’Aumale (il aimait tout particulièrement ce peintre) : la Vierge de Lorette dans la Rotonde ; les trois Graces et la Madone de la Maison d’Orléans dans le Santuario où nous admirons aussi (comment résister) les 40 miniatures de Jean Fouquet sorties d’un livre d’heures (sur 47 existant aujourd’hui dans le monde).

Nous avons la possibilité de voir aussi l’exposition Fable et bibliophilie dans la bibliothèque et -petit cadeau de la journée- une grande partie de l’exposition sur les porcelaines de Meissen et de Chantilly La fabrique de l’extravagance !

Au passage comment ne pas s’arrêter sur tel ou tel tableau ? Pour ma part j’ai revu avec plaisir : François 1er par Jean Clouet dans le Cabinet des Clouet (vu dans l’exposition sur François 1er en 2015 ) ; Simonetta Vespucci de Pietro di Cosimo (vu dans l’exposition La Joconde Nue en 2019 ) : près de la Vierge de Lorette, un contraste saisissant ; Le massacre des innocents de Nicolas Poussin (vu dans l’exposition éponyme en 2017) ; Gabrielle d’Estrée au bain dans la grande galerie (vu dans l’exposition La Joconde Nue en 2019 )… Et L’amante inquiète de Jean-Antoine Watteau grâce à un visiteur qui s’est arrêté pour photographier ce tout petit tableau, petit mais plein de charme et de mystère.

Et nous arrivons au but de la visite : les dessins de Raphaël, de ses contemporains et de ses élèves.

Nous terminons la visite à la Capitainerie autour d’un thé … Un après-midi qui fait vraiment du bien même si les masques sont de rigueur !

Un petit guide, fortement inspiré de la très belle publication des Carnets de Chantilly, Raphaël à Chantilly, Le maître et ses élèves de Mathieu Deldicque, conservateur du patrimoine au musée Condé et commissaire de l’exposition et de plusieurs sites sur internet pour les images, a été distribué aux participants : vous pouvez le consulter ICI .

L’exposition Raphaël à Chantilly se termine demain dimanche 30 août, Fable et bibliophilie, lundi 31 ; et l’exposition La fabrique de l’extravagance commence officiellement le 5 septembre. L’ALMA organise une visite -avec un guide du château- le 17 octobre : les inscriptions sont ouvertes !

Familles Brassier, Faucon et Patat

Dans le cimetière de Lamorlaye se trouvent trois chapelles ; celle de la famille Pratt, celle de la famille Vigier et celle de la famille Brassier.

Pratt, célèbre jockey et entraîneur, arrivé en France en 1852, et installé à Lamorlaye depuis 1856 date de son mariage avec Louise Tardif comme la famille Vigier, propriétaire du château depuis 1870 font partie de l’histoire de Lamorlaye.

Mais la famille Brassier ?

Dans la chapelle, il y a deux plaques ; celle de gauche ne porte aucune inscription. Sur celle de droite  on peut lire : « A la mémoire de Pierre BRASSIER décédé le 20 août 1873 à l’âge de 47 ans » et « Mme Vve BRASSIER née Pauline FAUCON décédée le 5 octobre 1913 dans sa 77ème année » ; puis « Requiescat in pace ».

L’enquête peut commencer par la femme car la famille Faucon est une vieille famille de Lamorlaye ; il y a eu un Faucon grainetier rue de l’église et un Faucon maire de Lamorlaye…

Dans le recensement de 1876, après le décès de Pierre Brassier, on trouve rue de la Tuilerie (actuelle rue du général Leclerc) :  Faucon Pauline, propriétaire, chef de ménage, veuve, 40 ans née à Lamorlaye et Brassier Genevra, sa fille, 18 ans, née à Paris. Juste à côté habite Faucon Louise, propriétaire, chef de famille, veuve, 52 ans, née à Lamorlaye. Le recensement de 1872 nous apprend que Louise Faucon, déjà veuve, habite avec son grand-père Jean Baptiste Denis Patat. A vrai dire le prénom est illisible mais la suite de l’enquête nous permet de le deviner à posteriori.

Et nous avons maintenant les noms de deux des maires de Lamorlaye ; reste à vérifier le lien entre Louise et Pauline…

L’état-civil et les recensements vont nous aider :

Etat-Civil de Lamorlaye 1836 : L’an 1836, le 24 décembre, Louis Faucon cultivateur, 36 ans, demeurant rue de la Tuilerie et Geneviève Opportune née Patat, 32 ans déclarent la naissance de Geneviève Pauline.

Etat-Civil de Lamorlaye 1804 : Le 11 Nivôse de l’an XII naissance de Geneviève Opportune de Jean-Baptiste Denis Patat, journalier , aux armées, et d’Adèle Opportune Fouques.

Recensement de Lamorlaye 1836 : Faucon Louis a 36 ans ; il est marchand de vin ; sa femme Geneviève Opportune née Patat, a 32 ans ; elle est dentelière et ils ont 2 enfants.

Recensement de Lamorlaye 1846 : Louis Faucon est veuf et il a 3 enfants : Louise Catherine Alexandrine née en 1824 ; Joseph né en 1825 ; Geneviève Pauline née en 1836.

Nous avons donc une Pauline Faucon, petite fille d’un maire et sœur d’un autre.

Et Pierre Brassier ?

Leur fille est née à Paris. Ce monsieur était-il parisien ? Un petit tour dans l’état-civil de Paris nous permet de retrouver la trace de la naissance de leur fille Genevra ou Geneviève : Geneviève Marie Pauline est née le 1er novembre 1858 à Paris 5ème arrondissement. 

Une fille en 1858 ; donc un mariage un peu avant… Dans l’état-civil de Lamorlaye nous allons trouver l’acte de mariage de Pierre et Pauline et le lieu de naissance de Pierre : Les bans ont été publiés dans le 5ème arrondissement de Paris et à Lamorlaye ; Pierre Brassier né le 2 septembre 1826 à Auzalle annexe de St Alyre-ez-Montagnes dans le Puy de Dôme, demeurant à Paris, rue Corbeau N°36 (on trouve une rue Corbeau dans le 12ème arrondissement mais pas dans le 5ème), fils de Jean Brassier, cultivateur décédé à Auzalle le 24 avril 1846 et de Jeanne Vaugrand, décédée même lieu, le 27 octobre 1834, veuf de Marguerite Chalsut, décédée à Paris le 16 novembre 1854 ; et demoiselle Faucon Geneviève Pauline, sans profession, née à Lamorlaye le 24 décembre 1836, y demeurant avec son aïeul maternel,  le sieur Patat Jean Baptiste Denis, propriétaire, fille de Louis Faucon, marchand de vin, décédé le 8 octobre 1855 et de Geneviève Opportune née Patat, décédée le 14 juin 1843. Un contrat de mariage a été fait auprès de Me Caron, notaire à Chantilly, le 11 août 1856 : il y a effectivement un notaire Eugène Caron qui officie à Chantilly du 7/7/1841 au 14/10/1856. Parmi les témoins, 2 marchands peaussiers : Jean MARTIN, beau-frère de la mariée à Lamorlaye ; c’est le mari de Louise ; et Michel FANTE, 26 ans , demeurant à la même adresse que le marié dont il est le cousin.

L’état-civil du Puy de Dôme confirme bien la naissance de Pierre Brassier ; la table décennale de 1803 à 1903 de Lamorlaye indique aussi son décès le 21 août 1873. Mais l’état-civil pour 1873 n’est pas en ligne ! Il faudra le consulter aux archives de Lamorlaye. Tout comme pour en savoir plus sur Geneviève, la fille de Pierre et Pauline : nous savons simplement qu’au recensement de 1881, Pauline est toujours à Lamorlaye mais pas sa fille…

Pourquoi cette chapelle qui affiche sobrement « Famille Brassier » ?

Pierre Brassier était-il un « notable parisien » ? Pour l’instant nous n’en savons rien. Peut-être le contrat de mariage pourra-t-il nous en apprendre plus. Pierre Brassier n’a jamais habité Lamorlaye : est-ce lui qui a fait construire cette chapelle ou sa veuve ? Autant de questions auxquelles aujourd’hui nous ne savons pas encore répondre…

Concluons provisoirement en évoquant nos deux maires, Jean Baptiste Denis Patat et Joseph Faucon.

Grâce au travail régulier de 2 de nos adhérents nous avons le relevé des délibérations du conseil municipal de 1844 jusqu’à 2000 : le confinement a bloqué ce travail très utile alors que nous avions choisi de repartir en arrière jusqu’à la création des communes en 1789…

Jean Baptiste Denis Patat est maire de 1831 à 1852 ; il est difficile de savoir à quel rythme les élections avaient lieu : tous les 2 ans en 1789 pour passer à 3 puis 6 ans… Nous avons la trace de la réélection de Jean Baptiste Denis Patat en 1846 et 1848. En 1852 c’est Louis Félix Etard qui devient maire. En 1846, Lamorlaye compte 507 habitants plus 49 au Lys. Il y a 234 (+24 au Lys) hommes et 30 anglais. Seul les hommes « actifs » c’est-à-dire s’acquittant d’une contribution au moins égale à 3 journées de travail peuvent voter. En 1946, ils étaient 157 électeurs et seulement 97 votants.

La grande affaire de Jean Baptiste Denis Patat fut l’achat de la maison qui deviendra la première mairie, plus école de garçons et logement de l’instituteur : dans notre actuelle rue de l’église qui s’appelait rue des juifs et deviendra à partir de 1895, rue de la mairie. Il géra aussi beaucoup de chemins vicinaux, un plan d’alignement, l’entretien des cours d’eau (en 1851, le ru saint-Martin n’avait pas été entretenu depuis 15 ans !), l’interdiction de la mendicité avec la pose de plaques en fonte aux différentes entrées de la commune… Et il sera consulté pour la création de très nombreux marchés autour de Lamorlaye  « une seconde foire pour la vente de bestiaux et de toutes espèces marchandises » à Creil, second marché aux légumes et autres approvisionnements journalier à Montataire, rétablissement d’un ancien marché aux grains et autres approvisionnements à Neuilly-en-Thelle,.. comme pour l’installation d’un bureau de poste à Boran.

Joseph Faucon sera maire de 1888 à 1893 (le panneau installé dans la mairie dit 1890 -1893 mais il est contredit par les délibérations du conseil municipal) ; le maire suivant sera Alphonse Rimbert.

La mandature de Joseph Faucon sera moins ambitieuse : il refusera (avec tous son conseil) le projet de création d’un service télégraphique à Lamorlaye à cause de la situation financière de la commune ; devra faire des travaux sur l’église Saint-Nicolas et envisager la création d’un autre lavoir, rectifier l’alignement de la route nationale n° 16 de Paris à Dunkerque dans la traversée de Lamorlaye ; batailler – compris devant les tribunaux- avec le comte Vigier, lequel « désire s’emparer d’un terrain appartenant à la commune depuis un temps immémorial » ; gérer le manque de place dans le cimetière ; refaire le bornage de chemins et faire des travaux sur la Nouvelle Thève… Ceci sur un peu moins de 6 ans quand son grand-père a dirigé la ville plus de 20 ans .

8 mai 1945 – 8 mai 2020 : il y a 75 ans la guerre s’arrêtait en Europe ; regard sur les morts de Lamorlaye

C’est dans la nuit du 6 au 7 mai que la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie est signée à Reims : elle prévoit la cessation des hostilités le 8 mai à 23h01. Les forces alliées avaient pénétré en Allemagne en février 1945. Le 30 avril , Hitler s’était suicidé dans son bunker et le 2 mai les troupes nazies qui défendaient Berlin avaient capitulé.

Il y a donc 75 ans, la Seconde Guerre mondiale prenait fin en Europe tandis qu’elle. se prolongeait en Orient jusqu’en août avec le lancement par les Américains des bombes atomiques sur Hiroshima le 6 août et sur Nagasaki le 9 août. La capitulation du Japon a suivi, signée officiellement le 2 septembre. Une date qui mêle la fin définitive des combats à l’horreur de ces bombardements et qui n’est pas commémorée, du moins pas en France…  

La France a choisi la date du 8 mai 1945 pour commémorer la fin de la seconde guerre mondiale : c’est loin d’être un choix unanime. Seule la République tchèque et la Slovaquie ont fait aussi ce choix. Les Russes célèbrent la capitulation de l’Allemagne nazie et la fin des combats le 9 mai. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, le 8 mai n’est pas un jour férié. Les Américains rendent hommage aux soldats morts pour la patrie le dernier lundi de mai, appelé « Memorial Day »

Et le 8 mai n’a pas toujours été férié ! Il a même disparu pendant quelques années !

En 1946, une loi prévoit la commémoration de la victoire au 8 mai si c’est un dimanche sinon elle a lieu le premier dimanche suivant le 8 mai. En 1953, le 8 mai est déclaré jour férié à la demande des anciens déportés et résistants. En 1959, la commémoration est déplacée au 2ème dimanche de mai. En 1968, on retourne au 8 mai, mais ce n’est pas un jour férié. En 1975, le président Valéry Giscard d’Estaing décide de supprimer la commémoration officielle de la victoire sur l’Allemagne nazie et de la remplacer par une « Journée de l’Europe », afin de marquer la réconciliation franco-allemande. Cette journée de l’Europe est fixée au 9 mai.  Enfin en 1981 : le 8 mai est finalement déclaré jour férié, en mémoire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de ses combattants.

Et en 1985, c’est l’Europe qui crée une journée de l’Europe européenne cette fois , toujours le 9 mai : car c’est le 9 mai 1950 – seulement 5  ans après la fin de la seconde guerre mondiale- que Maurice Schumann a prononcé un discours considéré comme fondateur de la construction européenne et du processus de réconciliation franco-allemand.

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Et cette année 2020, si nous commémorons d’une manière toute particulière – confinement oblige- la fin de la Seconde Guerre mondiale , il y a eu tout de même une cérémonie devant notre monument aux morts : cette photo a été prise en mai 2014.

L’histoire de notre monument aux morts est mal connue ; nous savons seulement que c’est le 2 février 1919 que le Conseil municipal a décidé d’élever un monument aux morts.

40 noms y sont inscrits pour la Première Guerre mondiale dont 8 portés disparus, 19 noms pour la Seconde Guerre mondiale dont 5 FFI, 1 nom pour la guerre d’Indochine.

Comme l’auraient fait les enfants de nos écoles voici  ces noms :DSC06503

L’ALMA a travaillé pour mieux connaître ces soldats et voici ce que nous savons pour ceux qui sont morts entre 1939 et 1945 : 10 soldats sont morts pendant la Campagne de France en mai-juin 40 ou des suites de blessures ou maladies contractées pendant cette période. 4 étaient engagés dans la France Libre et sont morts dans des combats extérieurs ou pendant et après la Libération.

drapeau-officiel-classique-francaisINVERSELES VOICI : drapeau-officiel-classique-francais

William Georges BALDOCK : anglais, né, cour du Pibray, le 7 avril 1916 ; son père était palefrenier chez Murphy ; il appartenait au 151ème RI et est mort le 8 juin 1940 en Bourgogne .

Maurice BERAST : né le 20 janvier 1916 à Thieulin (Eure et Loir) ; en 1936 il était boulanger et habitait chez son père, maraîcher, rue du vieux-château. Il appartenait au 45e RI ; il est mort le 26 mai 1940 à Bouchain dans le département du Nord.

Louis BERTALL : né le 5 juin 1919 ; en 1911 ses parents habitaient rue de la Cannerie et son père Gabriel était palefrenier chez Willy Carter ; en 1936, ils habitaient rue de la Mairie, son père était commis -grainetier chez Rimbert, son frère Marcel jardinier du Comte Vigier. Il appartenait au 142ème RI ; il est mort des suites de maladie le 22 février 1945 dans le sanatorium du Mont Blanc sur le plateau d’Assy en Haute-Savoie. Il est enterré à Lamorlaye.

Valentin BOISARD : né le 23 septembre 1915 à Morangles ; en 1936 il habitait route de Neuilly-en-Thelle avec ses parents et était cultivateur avec son père Auguste et un frère Marcel né en 1906. Il appartenait au 3ème bataillon de chars légers et a été tué par un éclat d’obus le 26 mai 1940 à Beaumont-en-Argonne dans les Ardennes. Il est enterré à Lamorlaye.

Roger BONIN : il n’apparaît pas sur le recensement de 1936 et il y a deux Roger Bonin morts pour la France et engagés de la France Libre ; l’un, Roger Jean, né le 1er octobre 1916 à Lambézellec dans le Finistère et l’autre, Roger Edmond, né à Boulogne-Billancourt ; le premier était ingénieur mécanicien dans le sous-marin Actéon qui s’est perdu au large d’Oran le 9 novembre 1942 ; l’autre était dans le 204ème RI et il est mort dans un bombardement à Hennigsdorf en Allemagne le 5 janvier 1945.

Roger BRASSART : né à Fleury Mérogis (Seine et Oise) le 16 août 1918, son père Jules était belge et était jardinier du comte Vigier ; ils habitaient rue du Château en 1936 ; entre 1936 et 1940 il s’était marié avec Andréa, Louise, Georgette Plessy. Il appartenait au 30ème RAD et est mort de maladie le 2 mars 1941 à l’hôpital mixte de Saumur dans le Maine-et-Loire.

Maurice DEPREZ : sa famille n’apparaît pas sur le recensement de 1936 ; là encore impossible de savoir de quel soldat il s’agit entre Maurice DEPREZ, né en 1902 dans l’Aisne, mort le 3 juillet 1944 au Maroc et Maurice Yves Victor DEPREZ, né en 1920 à Paris, appartenant au 2ème RSA et mort le 22 juin 1940 à Troyes dans l’Aube

Claude CAZEBIELLE : sa famille n’apparaît pas sur le recensement de 1936 mais il était le neveu d’une habitante de Lamorlaye (information de Maurice Clouzet à vérifier dès que le château sera accessible) ; né le 25 août 1925 à La Manouba près de Tunis, il est brigadier au 3°peloton du 2°escadron du 12°régiment de cuirassiers, membre d’équipage du char « Quimper » ; mortellement blessé devant le Ministère des Affaires étrangères le 25 août 1944, soigné au poste de premiers secours tenu par l’Abbé P. Hénin, il meurt sur place et son corps est transporté à l’hôpital Necker où le décès est enregistré ; il est enterré au cimetière de Pantin.

Ernest HILLEREAU : sa famille n’apparaît pas sur le recensement de 1936 ; nous avons trouvé Ernest Charles François Marie HILLEREAU né le 24 février 1907 à Saint-Florent-le-Viel dans le Maine-et-Loire et mort le 7 juin 1940 à Lamorlaye à la suite d’un bombardement ; il appartenait au « 571e Train ».

René HOCHARD : il habitait dans le Vieux Lys et était cafetier (sans doute Le Cabaret) ; il est né le 24 novembre 1908 à Boran et appartenait au Train Sanitaire 302 ; il est mort le 9 juin 1940 à Tours en Indre-et-Loire. Il y a une plaque commémorative à la mairie de Boran et il est enterré à Boran.

Jules LEFEBVRE : né à Croix en 1914 ; en 1936 il est employé de commerce ; il est marié et vit chez sa belle-mère Madeleine Farrington, rue Louis Barthou ; il appartenait au 124ème RI et est mort le 22 mai 1940 à Grouvy dans le Nord.

Robert LEVASSEUR : né le 29 mars 1903 au Lys ; son père, Ulysse Philibert, est chauffeur ; marié le 29 novembre 1924 avec Germaine LAUDON ; en 1936 il avait 3 enfants et habitait rue de la Tuilerie. Il appartenait au « 28e Gég de garde » et il est mort au cours d’un bombardement le 21 mai 1940 à Saleux dans la Somme.

Raymond PAGET : sa famille n’apparaît pas sur le recensement de 1936 mais il y a eu une famille Paget à Lamorlaye encore récemment ; nous avons trouvé Raymond Paget, né le 2 août 1917 à Nouméa en Nouvelle Calédonie ; il appartenait au 5ème RCA (Chasseurs d’Afrique) et il a été tué par des éclats d’obus le 3 décembre 1944 à La Hardt dans le Haut-Rhin.

Raymond ROUESNEL : sa famille n’apparaît pas sur le recensement de 1936 ; nous avons trouvé un Raymond Joseph Henri Rouesnel né le 7 décembre 1916 à Montauban dans le Tarn-et-Garonne ; il appartenait au 141ème RIA et est mort à Lamorlaye le 14 juin 1940 comme Ernest Hillereau le 7 juin… Dès que nous aurons accès au château nous pourrons consulter « Les Trois Guerres à Lamorlaye » de Jacques Rimbert : il devrait nous apporter confirmation de ces bombardements de 1940.

drapeau-officiel-classique-francaisINVERSEEnsuite 5 noms de FFI : drapeau-officiel-classique-francais

Serge PEREZ : né à Arnouville -lès-Gonesse où une rue porte son nom ; Il appartenait aux FFI et a été tué à Clichy le 22 août 1944. Sans doute travaillait-il à Lamorlaye ?

Jean REBERTEAU et Michel REBERTEAU : deux frères de 22 et 23 ans dont la famille avait une résidence secondaire à Lamorlaye acquise après 1936 car ils n’apparaissent pas sur le recensement de 1936. Ils étaient étudiants en médecine à l’hôpital Saint-Louis et appartenaient au mouvement « Défense de la France » de Philippe Viannay ; surpris pas les Allemands en forêt de l’Isle-Adam ils ont été torturés et fusillés le 23 août 1944. Leurs noms sont inscrits sur une plaque à l’Hôpital Saint- Louis, sur le mémorial de 17ème arrondissement de Paris, dans l’église Saint Ferdinand des Thermes (Paris 17ème) et à l’Hôtel Dieu. Le conseil municipal a décidé en 1944 de donner leurs noms au « chemin du Lys à Gouvieux », où ils habitaient dans le Lys.

Robert CHOPIN : né le 2 octobre 1919 à Paris 8ème, il habitait en 1936 chez ses parents, route Nationale ; il était ouvrier gazier à la Société La Quentinoise. Réfractaire au STO, il se cachait à Lamorlaye et a été dénoncé ; arrêté le 13 octobre 1943, il est interné à Royallieu et déporté à Buchenwald par le convoi du 14 décembre 1943 : il meurt à Ellrich en Allemagne le 5 mars 1945. Son nom est inscrit sur le Mur des Noms du mémorial de l’internement et de la déportation de Royallieu.

Albert HERMAL : né le 27 septembre 1915 ; en 1936 il habitait avec ses parents, tous deux manouvriers, rue de la Cannerie ; le 4 avril 1930, il avait épousé à Chantilly Charlotte Marcelle Costard. Il est mort à Lamorlaye le 11 août 1941 des suites de maladie.

drapeau-officiel-classique-francaisBERTHOMMIER Raymond : il n’est pas sur notre monument aux morts mais il est pourtant « Mort pour la France » le 17 décembre 1944 à Munich en Allemagne au cours d’un bombardement ; il appartenait au 149ème RIF ; il est né à Lamorlaye le 3 juillet 1916 et habitait Apremont en 1936. Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Apremont

drapeau-officiel-classique-francaisINVERSEDans l’ouvrage publié par l’ANACR-Oise « Ils ont fait le sacrifice de leuvie… Le prix de la liberté dans l’Oise, 1940-1945, sont cités Jean et Michel Reberteau, Serge Perez et Robert Chopin ; Albert Hermal n’est pas cité ; et 3 autres noms sont indiqués :

Paul Chabaud : né le 24 juillet 1914 à Marval dans la Haute-Vienne, était charcutier dans la rue de la Tuilerie (là où il y a maintenant un magasin de matériel de jardinage) : il a été fusillé le 30 août 1944 par les Allemands qui traversaient Lamorlaye vers la Nationale alors qu’il hissait le drapeau français. En 2014, son nom a été donné au parking créé en face de son ancienne boutique.

Jacques Noury : né le 4 janvier 1926 en Angleterre, il habitait Warluis mais travaillait comme jardinier à Lamorlaye ; il a été abattu par un soldat allemand près de la Route Nationale le 19 août 1944 ; un soldat allemand lui aurait demandé la direction de Chantilly et n’aurait pas apprécié la réponse de Jacques Noury ; frappé par le soldat, Jacques Noury s’enfuit mais il est rattrapé et tué.

Roger Vanderlec : né le 30 mars 1921, il est arrêté le 2 décembre 1943 pour espionnage et condamné à mort.

Nous avons une exposition sur ce thème, mais elle est confinée au château ; nous avons donc puisé dans les sites Mémoire des Hommes et Memorial Gen Web, l’état-civil de Lamorlaye, les recensements disponibles en ligne sur le site des archives départementales et le livre de l’ANACR-Oise déjà cité.